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Les mobilités douces au cœur du projet Grand Parc Garonne de Toulouse

Deux passerelles enjamberont bientôt la Garonne, de part et d’autre de l’île du Ramier. C’est la réalisation phare du projet Grand Parc Garonne, lancé il y dix ans.

Transformer l’île du Ramier en Central Park à la toulousaine. Il y a dix ans, l’idée semblait pour le moins saugrenue, aujourd’hui elle prend forme. Toulouse Métropole vient en effet de dévoiler le projet d’une île du Ramier débarrassée de ses surfaces bitumées, reverdie et bientôt reliée à Saint-Cyprien et Empalot par deux nouvelles passerelles réservées aux cyclistes et aux piétons.

Voté en 2012 sous la mandature de Pierre Cohen, et lancé en 2015 sous celle de Jean-Luc Moudenc, le projet Grand Parc Garonne vise en effet à revaloriser les abords du fleuve pour redessiner une colonne vertébrale verte du nord au sud de Toulouse. Il s’étend sur 32 kilomètres, soit environ 3000 hectares et traverse sept communes.

Une paysagiste de renom associée au projet

Après des aménagements cyclables menés dans les communes de Gagnac-sur-Garonne, Seilh, Blagnac et Beauzelle, puis la réhabilitation des quais historiques de Saget et de la Daurade réalisée entre 2015 et 2020, le Grand Parc Garonne entre dans sa seconde phase. Au lancement du projet, les élus avaient confié au paysagiste Henri Bava (Agence TER), l’élaboration du schéma directeur pour la période 2015-2020. En décembre 2021, c’est la paysagiste Jacqueline Osty (Grand Prix de l’urbanisme 2020) qui a pris la relève. Elle vient en effet de se voir confier le réaménagement des canaux toulousains : le canal du Midi et le canal de Brienne, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, et le canal de Garonne qui traverse les communes de Fenouillet, Lespinasse et Saint-Jory.

Un poumon vert au coeur de Toulouse

Pour les Toulousains, la transformation la plus visible viendra bientôt de l’île du Ramier. « Elle représente un potentiel de vingt-deux hectares, soit trente fois le jardin des plantes, c’est donc la possibilité de créer un véritable puits d’oxygène au cœur de la ville », décrit François Chollet, vice-président de Toulouse Métropole en charge de l’Écologie, du développement durable et de la transition énergétique. « Nous poursuivons cette transformation, entamée ces dernières années, avec la construction de ces passerelles douces qui relieront l’ile aux quartiers Empalot et Saint-Cyprien, avec des flux séparés pour les piétons et les cyclistes. »

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Toulouse Métropole vient en effet de choisir les deux équipes de maitrises d’œuvre* chargées de construire les deux premières passerelles. La passerelle « Rapas » reliera le Ramier au tramway de l’avenue de Muret et au quartier du Fer à cheval. Sa construction a été confiée au groupement Eiffage (mandataire) et à l’architecte Grimshaw (spécialiste en ouvrage d’arts), avec PPA architecture.
La seconde passerelle « Empalot », reliera le parc du Ramier au métro Empalot ainsi qu’aux quartiers Niel et Saint-Agne. Elle sera construite par le groupement Vinci avec l’architecte Lavigne-Chéron, à qui l’on doit déjà les ponts Vasco de Gama à Lisbonne et Chaban-Delmas à Bordeaux. Les deux ouvrages en métal et de conception haubanée seront conçus pour résister à la crue de référence de la Garonne en 1875.

Toulouse Métropole investit 20 millions d’euros mais compte sur 12 millions d’aides européennes et une aide de l’État pour ces projets, dont la livraison est attendue en 2024. La collectivité indique par ailleurs que deux autres passerelles seront réalisées au cours du prochain mandat.
Béatrice Girard

Sur la photo : Vue d’architecte de la passerelle Empalot. Crédit : Vinci -Lavigne-Chéron.

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Source : https://www.touleco-green.fr/Les-mobilites-douces-au-coeur-du-projet-Grand-Parc-Garonne,33236