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Publié le jeudi 11 février 2016 à 22h00min par Aurélie de Varax

Ramonville. L’écoquartier Maragon Floralies prend de la hauteur

Le Groupe des Chalets et la mairie de Ramonville Sainte-Agne ont présenté ce mardi la phase deux du chantier de l’écoquartier Maragon Floralies. Cap sur la reconstruction-démolition de 170 logements et l’émergence d’une vie de quartier pour les premiers occupants.

Ville durable oblige, les écoquartiers ont le vent en poupe. Mais sont-ils à la hauteur de leur ambition ? Leur finalité vise la mixité sociale et générationnelle, l’intégration de la nature, la construction écologique, sans oublier une réflexion autour des usages comme la place de la voiture, l’économie circulaire des déchets, la fourniture locale d’énergie et les services associés à une vie de quartier. Le bilan se lira au bout du chemin avec des chantiers qui s’échelonnent sur vingt ans. Comme celui du projet de Maragon Floralies à Ramonville, opéré par le Groupe des Chalets, qui vient d’entrer dans sa seconde phase.

60 millions d’euros ont déjà été investis et 313 logements livrés. Tous sont reliés au réseau de chaleur d’une chaufferie biomasse géré par une association. Pour 2016, la mise en chantier de 174 nouveaux logements est sur les rails ainsi qu’une dynamique participative pour faire émerger une vie de quartier.

« Le participatif au coeur du projet »

Selon Christophe Lubac, maire de Ramonville Saint-Agne, tout s’est construit depuis 2000 dans une dynamique participative pour préserver l’esprit des Floralies, fort de la spécificité du chantier qui est une reconstruction-démolition de cette copropriété dégradée. « Nous avons associé les habitants et les riverains dès le début avec l’organisation de 31 réunions publiques et de concertation. Nous avons fait de l’accompagnement des 275 résidents, souvent en situation de précarité financière, dans un objectif qualitatif avec trois propositions : la relocation à proximité, la possibilité de rester dans le projet et le dispositif de accession progressive à la propriété grâce à la constitution dela première SCIAPP de France ». Sur les 275 résidents, seulement 31 sont relogés dans la nouvelle résidence. Treize logements sont actuellement en SCIAPP. Un chiffre faible mais selon Christophe Lubac, « c’est un concept innovant, il fallait faire confiance et accepter la vision long-termisme d’une accession à la propriété au bout de 40 ans. »

Depuis le 19 janvier, où a eu lieu la première rencontre conviviale organisée par l’équipe du DSL (Développement social local), la vie de quartier est amorcée. Une soixantaine d’habitants ont pu échanger avec leurs voisins autour d’un apéritif, de jeux de société et de jeux d’écriture. Un projet collectif a été lancé : l’écriture d’un livre de cuisine du quartier et une soirée mi-mars permettra de gouter aux spécialités et de lancer de nouvelles idées. « Les équipes de DSL ne font qu’impulser une dynamique pour amorcer des projets collectifs qui seront gérés sous forme associative par les résidents. » précise Christophe Lubac. Comme la création d’un espace pour les jeux, d’ateliers inter-générationnels, de jardins partagés, d’ateliers bricolage, de covoiturages…

Une nouvelle polarité dans la ville ?

L’écoquartier Marengo Floralies qui occupe la dernière réserve de foncier (16 hectares) de Ramonville, ne restera pas en marge de la ville. Si aucun projet d’école n’est prévu sur le site, au grand damne des détracteurs du projet qui jugent l’accès à une école sans voiture un BA-ba dans un écoquartier, la mairie prévoit d’y installer d’ici 2021 une nouvelle gendarmerie ainsi que d’autres équipements publics. 6000 m2 seront également à disposition pour des commerces de proximité sachant que les porteurs de projets se présenteront lorsqu’une une masse critique d’habitants occupera les lieux.
Aurélie de Varax

Sur la photo : perspective et plan d’aménagement prévu pour la phase 2 du projet de construction. 130 logements avec des toitures végétalisées. Photo ARUA.

Chiffre et dates clés de la seconde phase du chantier :

  • 170 logements dont 37 logements en location-accession, 57 en locatifs et 80 en accession libre
  • Budget mobilisé par le Groupe des Chalets : 17 millions d’euros
  • Janvier à décembre : désamientage et démolition de l’ancienne copropriété
  • Juin 2017 : démarrage de la construction pour des premières livraisons en 2019