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Publié le vendredi 5 juin 2015 à 16h24min par Aurélie de Varax

L’écoquartier Maragon-Floralies en route vers la labellisation

Ramonville-Saint-Agne inaugurait ce vendredi 5 juin l’écoquartier Maragon-Floralies en présence de Sylvie Pinel, ministre du Logement et des partenaires de ce projet, lancé il y a dix ans. Le label national « écoquartier » est attendu pour la fin de l’année.

Enfin. Ce mot était sur toutes les lèvres ce vendredi 5 juin, jour de l’inauguration de l’écoquartier Maragon-Floralies à Ramonville Saint-Agne en présence de Sylvie Pinel, ministre du logement de l’Égalité des territoires et de la Ruralité. Porté depuis 2006 par la mairie de Ramonville en lien avec le Groupe des Chalets, le Sicoval, le Conseil départemental et la Région Midi-Pyrénées, ce projet prévoit 850 logement d’ici 2019 dont 289 auront été livrés d’ici la fin de l’été. Certains sont en accession libre à la propriété, d’autres en accession progressive ou en locatif social. Fin 2014, le projet a reçu le diplôme « Engagé dans la labellisation Écoquartier » du Ministère du logement. Il pourrait recevoir le précieux Graal à la fin de l’année, comme l’a laissé entendre la Ministre.

« Nous sommes allés plus loin que l’écoquartier du Midi sur le volet de la concertation avec les habitants. Nous avons co-construits le schéma global de l’écoquartier jusqu’à la définition de chaque logement en passant par la gestion de la chaufferie biomasse gérée par les habitants et la puissance publique sous forme associative, » a souligné Christophe Lubac, maire de Ramonville. Il faut dire que l’enjeu initial appelait la concertation puisqu’il s’agissait de la démolition reconstruction d’une résidence dégradée de 275 logements, « une erreur urbaine des années 70 », selon l’édile. Trente et une réunions ont été organisées pour permettre aux habitants d’élaborer leur futur cadre de vie en lien avec les valeurs de développement durable d’un écoquartier : la mixité sociale, la maîtrise de l’énergie et de la mobilité, et, le vivre ensemble.

La première coopérative d’accession progressive à la propriété

Si le bilan des relogements est en demi-teinte avec moins de 20% des familles relogées, deux de ces familles vont intégrer la première coopérative d’accession progressive à la propriété (SCIAPP), un projet porté depuis cinq ans par le Groupe des Chalets et le premier à aboutir en France. « Nous avons voulu répondre au souci des locataires exclus des prêts bancaires de ne jamais accéder à la propriété. En payant leur loyer et une quote-part mensuelle de 20% du loyer en parts sociales, ils pourront accéder en 40 ans à la propriété ou à une forme d’épargne populaire, » explique Sophie Verleyen, chargée des développements innovants au Groupe des Chalets.

« L’aménagement du territoire a pris en compte la biodiversité, à commencer par les 37 espèces à protéger répertoriées », s’est félicité Christophe Lubac. Côté énergie, l’écoquartier fonctionne avec une chaufferie biomasse approvisionnée dans un rayon de 50 kilomètres et capable d’approvisionner en chauffage et eau chaude les 850 logements, à terme. Dès 2017, bus et navettes desserviront le nouveau quartier mais d’ici là, il faudra innover pour rejoindre sans voiture l’une des cinq écoles situées dans un rayon de un à trois kilomètres.
Aurélie de Varax

Sur la photo : Mme Ortega (propriétaire d’un appartement), M. Pierre Fronton (président du Groupe des Chalets), M. Jean-Michel Fabre (conseiller départemental et président du GIE Garonne Développement), Mme Sylvia Pinel (ministre du Logement, de l’Egalité des Territoires et de la Ruralité) et M. Christophe Lubac (maire de Ramonville Saint-Agne), Mme Florence Vilmus (sous-préfète de la Haute-Garonne, en charge de la politique de la ville et de la cohésion sociale).Photo Christophe Picci.

1 Commentaire

  • Le 28 novembre 2015 à 13:57 , par valerie

    c’est bien beau de créer des éco quartiers mais s’ils ne sont pas aux dernières normes thermiques, quel est l’intérêt ?
    Pour rappel les bâtiments neufs doivent maintenant être aux normes RT2012 d’après la loi Pinel. Ce qui nécessite quand même de respecter certains critères comme une exigence de consommation maximale d’énergie de 50 kWh/(m².an) et une réduction des émissions de co2. Est ce bien le cas de cet « éco » quartier ?

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