ToulÉco Green

Publié le jeudi 21 juin 2018 à 14h58min par Aurélie de Varax

Depuis Toulouse, Robin des Mers implique les navigateurs pour nettoyer les océans

Récupérer les déchets en mer en s’appuyant sur l’âme des Robins navigateurs. C’est le défi que s’est lancé Robin des Mers. Le projet, en émergence sous le statut de SCIC à Toulouse, sera expérimenté en août par une dizaine de bateaux équipés de ses prototypes.

Porté depuis plus d’un an par Alexia Idrac, jeune ingénieure en diagnostic environnemental, le projet Robin des mers a été accompagné pendant six mois par Ticket for change en 2017 et lauréat de Wo Mixcity, le hackaton de l’innovation au féminin organisé par les Digital Girls en septembre dernier. De quoi lui mettre le pied à l’étrier en passant de l’idée au projet, et bientôt à l’expérimentation des premiers prototypes.

Fort d’une communauté de 280 membres, à 80% des navigateurs mais aussi des chercheurs et des acteurs de la protection de l’environnement et de l’économie circulaire, Robin des Mers fédère depuis neuf mois les acteurs des voies navigables de la terre à la mer autour d’une solution de nettoyage des océans, reposant sur l’intelligence collective, explique Alexia Idrac : « Nous voulons outiller les navigateurs pour qu’ils participent à la réduction des déchets en leur proposant trois outils : un dispositif manuel de récupération des déchets, un compacteur manuel pour compacter leur récolte et leurs propres déchets et une plateforme digitale permettant de géolocaliser les déchets pour la recherche au sein de l’Ifremer et d’identifier les acteurs de la collecte des déchets les plus proches. » le tout en tenant compte des contraintes de place et de praticité de la navigation.

Deux expérimentations en août

Fort de l’accompagnement des Digital Girls de Wo Mixcity sur la partie digitale et de l’incubateur de Toulouse Métropole (Première Brique) ainsi que d’un partenariat avec Artilect Fablab, le projet est entré en phase de prototypage. Ces derniers seront embarqués cet été pour une phase de test de neuf mois. « Des navigateurs de notre communauté seront équipés du collecteur et trois ou quatre coureurs de la course La Longue Route embarqueront un compacteur pour neuf mois sans escale. » Les retours au fil de l’eau permettront d’améliorer les prototypes pour une commercialisation à fin 2019.

En parallèle Alexia prévoit d’étoffer l’équipe avec trois nouvelles recrues d’ici la fin de l’année pour la seconder et travailler sur le modèle économique. « Nous nous orientons vers une Scic afin de rester sur l’idée de gouvernance partagée. Notre modèle intégrera la vente des dispositifs notamment le compacteur et l’abonnement à la plateforme digitale des ports et des entreprises de valorisation », indique l’entrepreneur. Pour le collecteur, l’idée serait une prise en charge d’acteurs privés ou institutionnels dans le cadre de la mission de service publique de nettoyage des océans et des voies navigables. « Il faut travailler sur toutes les vois navigables de la ville à la mer car 80% des déchets en mer, viennent de terre », rappelle Alexia Idrac.
Aurélie de Varax

Photo DR

2 Commentaires

  • Le 25 juin 2018 à 23:21 , par Association T EAU T O PHIL

    Bonjour,

    Depuis Toulouse est aussi partie une association du Flocon à la Vague.
    Depuis Toulouse est parti le programme scientifique de l’association expédition 7e Continent.
    Depuis Toulouse est parti un appel pour un statut légal au Déchet Urbain Migrant et Polluant (le DUMP) porté par l’association T EAU T O PHIL lors de MERLITTORAL2030 (mars 2018), puis repris lors de BIODIV2020 (mai 2018).

    Depuis Toulouse part depuis fin juin 2018 une action pragmatique citoyenne à partir de 1 euro pour soutenir un projet de transformer au quotidien une photo d’un macro déchet en un acte citoyen actif https://www.helloasso.com/associations/t-eau-t-o-phil/collectes/10-secondes-pour-un-selfi-d-un-macro-dechet-en-un-acte-citoyen-actif-quotidien

    T EAU T O PHIL est une association partie de Toulouse pour lutter contre la prolifération des déchets dans les océans en commençant par obtenir un statut légal au déchet urbain migrant et polluant : le mégot, la bouteille, l’enjoliveur…

    « Ramasser les déchets en mer c’est bien, les empêcher d’y arriver c’est mieux ».

    Depuis Toulouse partent de bonnes idées…
    Depuis Toulouse, combien de kg, de tonnes de macro déchets urbains partent ?

    Au sein de T EAU T O PHIL, à partir de Toulouse et des macro déchets, nous pensons avoir une clé potentielle pour améliorer la fiabilité de l’alimentation en eau potable de toutes aires urbaines.

    Avant de trop vous engager à nos cotés, 1 euro pour https://www.helloasso.com/associations/t-eau-t-o-phil/collectes/10-secondes-pour-un-selfi-d-un-macro-dechet-en-un-acte-citoyen-actif-quotidien

    Toutes les actions sont à soutenir, tant pour rétablir une « propreté améliorée » des océans que pour stopper dans les plus brefs délais notre alimentation quotidienne en déchet de notre poubelle bleue… la grande bleue qui est au contraire de notre bac bleu non recyclable !

    En vous remerciant et en restant à votre disposition.

    Fabien LAHAYE
    Président de T EAU T O PHIL
    https://www.t-o-phil.fr/

    • Le 8 octobre 2018 à 19:49, par lagoutte

      Bonjour
      Félicitations pour votre initiative
      Par contre quand est t’il des bâtiments de la marine nationale
      En faite je suis plaisancier depuis 30 ans et j’ai Fait mon service militaire dans la marine nationale en 1992
      Et j’ai des films vidéo sur le dechets que jette la marine directement dans la mer
      Trop facile d’accus Les plaisanciers
      Je suis à votre disposition pour vous les montrer
      Cordialement

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