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Fin de La Boucle Verte : « L’univers start-up nous a un peu dégoutés »

Commentaire posté par PIERRE TABARIN le 21 mai 2020 18:38

Le message de Charles Dauzet, fondateur de La Boucle Verte est humainement très riche et économiquement porteur de vérité. Et j’espère que les réponses à son propos seront nombreuses. En ce qui me concerne, en qualité d’accompagnant de diverses start up :
D’une part un grand bravo, pour avoir tenté, pour avoir su arrêter en temps utile, et pour avoir fait l’effort d’analyser. Pour avoir su prendre de la hauteur afin de tirer des leçons économiques et sociétales, non pas d’un échec mais d’une expérience. Car n’oublions jamais qu’un échec c’est lorsque l’on n’a rien appris, tandis qu’une expérience peut ne pas se traduire en gain monétaire tout en s’exprimant en bénéfice, individuel ou collectif.
D’autre part quant aux leçons à tirer qui me semblent de trois ordres :

  • Il n’y a pas de proposition de valeur sans bénéfice client. Ce qui signifie, dans toute chaîne de valeur, de bien identifier le vrai client auquel on s‘adresse. Mais aussi de prendre en compte que tout individu fait sans cesse un arbitrage entre ses valeurs de citoyen et la valeur qu’il achète en qualité de consommateur.
  • En économie, contrairement peut être, à la politique, à la philosophie et sans doute à a la chiromancie, il ne sert à rien d’avoir raison trop tôt. Certes il y a quelques cas rares et médiatiques d’inventions qui ont changé le marché et sont devenus des licornes, ou même bien au delà. Mais l’analyse, a posteriori, témoigne souvent qu’ils relèvent plus de la sérendipité que d’une démarche géniale du type SWOT ou CANVAS.
  • Enfin le marché ce n’est pas le lieu de l’expression des méfaits et des tares de la société de consommation. Ce n’est ni la fameuse main invisible d’Adam Smith, ni les recommandations – ô combien suivies – du Consensus de Washington. C‘est tout simplement, et en la circonstance tout « complexément », ce que Hayek appelle la catallaxie cette science des échanges qui caractérisent une société de liberté.
    Nul doute qu’il y a des changements économiques et sociaux à accomplir et il me paraît clair que Charles les mesure mieux et se trouve mieux armé pour apporter des réponses socialement utiles et économiquement viables.
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Source : https://www.touleco-green.fr/Fin-de-La-Boucle-Verte-L-univers-start-up-nous-a-un-peu-degoutes,28806