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Responsabilité sociétale des entreprises : les nouveaux outils qui cartonnent !

Dossier, première partie

Confrontés à l’urgence climatique et à l’exigence de transparence, les acteurs économiques enracinent peu à peu la RSE dans leur stratégie. En s’appuyant sur de nouveaux outils pour modéliser, évaluer. En Occitanie, plusieurs pionniers préfigurent la nouvelle donne du secteur.

Depuis dix ans, elle sort peu à peu du bois. L’économie dite « positive », par sa capacité à créer de la valeur non seulement économique mais aussi environnementale et sociale, n’est plus une utopie ni le fantasme d’entrepreneurs éclairés. En décembre dernier, le Lab’Oïkos, espace d’accompagnement d’entreprises spécialisées dans les domaines de la RSE et de l’économie positive levait 1,7 millions d’euros auprès de grandes banques pour accélérer sa croissance à Toulouse.

Depuis Montpellier, la première expérimentation française d’accélération de start-up socialement innovantes Alter’Venture a permis en 2017 à six sociétés de franchir des caps stratégiques dans leur développement. Une réussite qui conduit le gouvernement a étendre l’initiative aux autres régions pour doper les futures licornes de l’ESS. Désormais, RSE et croissance ne sont plus antinomiques. « Nous sommes à la fin d’une période où l’on a traité la RSE et le développement durable en parallèle des activités de l’entreprise avec des projets financés déconnectés des stratégies et enjeux de développement de l’entreprise, régulièrement taclés de »greenwashing« , analyse Paul Boulanger, responsable RSE au sein du bureau d’étude Inddigo. »La tendance est en train d’intégrer la RSE au coeur de la stratégie et des processus de transformation de l’entreprise".

Produire les bons outils d’accompagnements

Si la professionnalisation du secteur est en marché, « le facteur limitant reste la capacité à produire les bons outils d’accompagnements, » ajoute l’expert. Comment mettre en place une communauté collaborative autour d’un projet qui dépasse la chaine de valeur ? Comment évaluer les contributions matérielles et immatérielles de chaque partie prenante, les tracer en temps réel pour donner corps aux engagements de RSE autrement qu’une fois pas an dans le rapport annuel ? Autant de défis qui trouvent aujourd’hui des réponses.

En Occitanie, des innovateurs ouvrent la voie comme la start-up Play it Open qui utilise la blockchain pour certifier le bilan carbone des entreprises et évaluer l’impact des démarches éco-responsables des acteurs. Ou encore Pierre Fabre qui s’est lancé depuis quatre ans dans l’insetting : la compensation carbone sur sa propre chaine de valeur au lieu de financer des plantations au bout du monde. Quant à l’antenne du CNPF Montpellier, on lui doit une énergie sans faille mobilisée depuis deux ans pour quantifier officiellement la séquestration de carbone en France. Le référentiel français à paraitre mi-2018 permettra aux acteurs d’obtenir des réductions d’émissions certifiées en finançant des projets agricoles ou forestiers à proximité de leur site d’implantation.
A. de V.

Photo Arnaud Späni pour Pierre Fabre.

Partie 2 : Montpellier. Le logiciel de PlayitOpen mesure l’impact de la RSE en temps réel.
Partie 3 : Pierre Fabre, un pionnier de l’insetting : la compensation carbone sur sa chaine de valeur. Publiée le 12 avril.
Partie 4 : « La forêt est un levier d’atténuation du climat qu’il faut faire connaitre aux entreprises ». Publiée le 19 avril.

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Source : https://www.touleco-green.fr/Responsabilite-societale-des-entreprises-les-nouveaux-outils-qui,24277