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Qualité de l’air : naissance d’Atmo Occitanie

Air LR et Oramip ont fusionné depuis le premier janvier 2017 pour devenir Atmo Occitanie. Objectifs : moderniser l’observatoire de la qualité de l’air en Occitanie et développer la conduite du changement. Rencontre avec Dominique Tilak, directrice d’Oramip.

Atmo Occitanie, le nouvel observatoire de la qualité de l’air en Occitanie vient de naitre. Quoi de neuf Dominique Tilak ?
Nous ne sommes plus qu’une seule structure au niveau de l’Occitanie et nous avons modernisé nos statuts et surtout l’objet social de notre structure. Nous allons réorganiser nos équipes en gardant nos deux sites sur Montpellier et Toulouse, pour être au plus près des enjeux. Les enjeux des épisodes de pollution sont extrêmement importants, notamment aux particules fines en ex-Midi-Pyrénées sur la période hivernale, et sur l’ex-Languedoc Roussillon en période estivale, avec des pics de pollution à l’ozone. Ces types d’enjeux sur le territoire et nécessitent d’avoir des équipes sur les deux sites. Néanmoins nous allons mutualiser des moyens ce qui devrait permettre de dégager des marges de manoeuvres pour moderniser l’observatoire et pour accompagner nos partenaires et les décideurs locaux dans leurs actions en faveur de la qualité de l’air. Nous voyons cette fusion comme une opportunité.

Quelles seront vos principales missions ?
Nous avons co-construits sur l’année 2016 cinq axes stratégiques qui ont été validés en assemblée générale en fin d’année. Premier axe, nous nous engageons à garantir la mission d’intérêt général de surveillance de l’air sur l’ensemble du territoire et de contribution aux stratégies nationales et européennes. Second axe, nous voulons adapter notre observatoire aux enjeux transversaux air-climat-énergie-santé. Cela veut dire avoir une vision globale sur ces quatre thématiques : en fonction des émissions énergétiques vous interférez sur les émissions de GES et donc sur le climat, la pollution atmosphérique et la santé. Nous avons d’ailleurs déjà des conventions avec l’ARS et l’observatoire régional de santé, en ce sens. Troisième axe, nous nous engageons à travailler avec nos partenaires pour évaluer l’impact des activités humaines et l’aménagement du territoire sur la qualité de l’air. Il y a un enjeu pour réduire la pollution et aussi ne pas augmenter le nombre de personnes exposées à la pollution de l’air en prenant en compte ce paramètre dans les projets d’urbanisme et d’aménagement du territoire.

C’est un axe nouveau ?
C’était fait ponctuellement mais non décliné comme un axe stratégique pour notre structure. Nous voulons monter des partenariat avec les métropoles, les agglomérations, pour les aider à mieux prendre en compte la qualité de l’air. Nous allons développer de nouveaux outils comme la modélisation 3 D qui permet de simuler, rue par rue, l’impact de l’aménagement urbaine sur la qualité de l’air. Ces outils existent mais il faut des moyens pour les faire tourner avec de l’information. Il faut les alimenter donc cela signifie des conventions pour de la mise à disposition de données par nos partenaires sachant que nous avons déjà nos propres comptages et des données météo de Météo France.

Quels sont les deux derniers axes stratégiques ?

L’innovation. Nous allons préparer l’observatoire de demain qui doit intégrer des nouvelles technologies d’observations et aussi des nouveaux secteurs d’investigation comme les nanoparticules ou l’air intérieur. Enfin, le dernier axe concerne le renforcement de la communication, la sensibilisation et la concertation autour des questions de qualité de l’air. Ces cinq axes vont être déclinés dans un plan d’action à cinq ans, en cours d’élaboration. Il sera présenté au nouveau conseil d’administration qui devrait être élu en assemblée générale le premier mars.

Je note une volonté de renforcer la dimension accompagnement au changement des organisations ?
Il y a effectivement une volonté d’Atmo Occitanie d’être plus dans l’accompagnement et l’évaluation de l’action publique en faveur de l’air du climat et de l’énergie et de passer d’un système d’observation à de l’accompagnement des acteurs sur l’amélioration, la scénarisation et le suivi de leurs actions au profit de la qualité de l’air. D’où la nécessite de développer des partenariats avec les collectivités et les industriels et pour cela d’optimiser nos outils pour correspondre à leurs attentes.
Propos recueillis par Aurélie de Varax

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Source : https://www.touleco-green.fr/Qualite-de-l-air-naissance-d-Atmo-Occitanie,20889