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Intrusion de faucheurs volontaires chez Monsanto à Trèbes

Vendredi 17 janvier, quatre-vingts faucheurs volontaires venus de toute la France s’introduisaient sur le site de Monsanto à Trèbes, dans l’Aude, provoquant des dégâts estimés à 10.000 euros. Une opération coup de poing pour réclamer la prolongation du moratoire contre les plantations de maïs OGM. 

Suite à l’invalidation de l’interdiction française sur le maïs MON810 par le Conseil d’État le 1er août 2013, les anti-OGM attendent toujours une réponse officielle de la part du gouvernement.

Le Conseil d’État a estimé que la France n’a pas apporté la preuve de l’urgence et d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement. Mais le lendemain de cette décision les ministres de l’agriculture et de l’environnement s’engageaient à « maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM, afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’apiculture », d’ici aux prochains semis.

Mais depuis cet engagement, aucun communiqué officiel n’est tombé.

2 Messages

  • Jacques Dandelot le 31 janvier 2014 12:31

    Bonjour,

    Je tiens à rectifier certains points de votre article étant indigné à la lecture au moins d’un paragraphe croyant lire non pas un article écrit par un rédacteur mais un communiqué de Monsanto !!!!!

    En ce qui concerne les dégâts estimés à 10000€ par la direction du site de Trèbes ils sont à relativiser.
    Surtout j’affirme, étant un des 100 faucheurs volontaires sur place, que les dommages qui ont pu être causé par la présence prolongée de vendredi 15h30 à samedi 5h30 du matin ne sont qu’anecdotiques (reliefs de repas que la gendarmerie ne nous a pas laissé le temps de ramasser, quelques tags) et si mélange de semences il y a eu il n’est en aucun cas le fait des Faucheurs (ce n’était pas l’objectif de l’action !). On peut constater sur des documents que notre évacuation musclée par les gardes mobiles les a amenés à passer d’un container à l’autre en nombres et sans doute à participer au mélange qui reste à établir.

    Je suis navré que cet article dans la rubrique « vite lu » a surtout été « vite écrit » en ne croisant pas les informations et en reflétant seulement les déclarations de Monsanto.

    Le lundi 20 janvier pour faire part de notre point de vue a été organisé une conférence de presse à Carcassonne. Cette conférence de presse faisait suite à l’invitation par Monsanto de la presse locale.
    Les journalistes de la presse écrite et télévisée locale, présents en nombre, ont relaté dès le lendemain 21 nos déclarations, dommage que vous n’ayez pas pris le temps d’équilibrer votre texte avec des déclarations à votre disposition

    Sincères salutations

    Jacques Dandelot

    • Aurélie de VARAX le 6 février 2014 16:57

      En réponse à vos propos, voici quelques précisions pour étoffer le contenu d’une brève dont le format ne permettait effectivement pas de rentrer suffisamment dans les détails. J’ajoute d’ailleurs que l’objectif de cette brève n’était pas à la solde de Monsanto puisqu’elle visait plutôt à informer sur la lenteur injustifiée d’une prise de décision de l’Etat sur le moratoire MON 810...
      Effectivement les 10 000 euros de dégâts sont une estimation donnée par Monsanto, par Soad melloul la directrice de l’usine, en allusion à la procédure de contrôle qualité (échantillons de semences à envoyer en analyse) suite à 583 containers potentiellement souillés lors de l’opération puisque des gens sautaient d’un container à l’autre (selon la directrice de l’usine toujours dont les propos ont été relayés par la Dépèche le 20 janvier). Une responsabilité que les faucheurs ont contesté en apportant leur version de l’événement le 20 janvier, relayée par l’Indépendant : « Nous n’avons pas mélangé de semences. C’est quand les forces de l’ordre sont intervenues, assez violemment dans certains cas, que des mélanges se sont produits accidentellement. Notre intervention était pacifique, et cette violence ne se justifiait pas. »
      Pour l’heure un huissier à constaté les dégâts et une plainte à été déposée par Monsanto à la gendarmerie. L’affaire est donc à suivre et je vous remercie pour votre réaction qui a permis de préciser les choses.

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Source : https://www.touleco-green.fr/Intrusion-de-faucheurs-volontaires-chez-Monsanto-a-Trebes,12562