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Depuis Toulouse, Ombrelle lance sa gamme de vêtements responsables pour se protéger du soleil

Allier esthétisme, matières naturelles et protection contre le soleil. Ombrelle se glisse dans une niche de marché du vêtement anti-uv, jusque-là occupé par des fabricants d’articles de sport.

Une histoire de famille qui se mue en aventure entrepreneuriale. Chaque année en France, plus de 80.000 cancers de la peau sont diagnostiqués chez des personnes. Quand sa maman se retrouve à son tour atteinte d’une tumeur cutanée, la créatrice d’Ombrelle, Océane Tobé-Loriot, se met en quête de vêtements protecteurs contre le soleil à porter au quotidien. Elle ne trouve que des articles de sport, dans des matières synthétiques et techniques.

« De là est née mon idée de développer une marque de vêtements en matière naturelle et anti-uv, pour ne rien céder ni à l’esthétisme, ni à la protection », explique la jeune femme de 31 ans. Le 23 février dernier, elle dépose à Toulouse les statuts d’Ombrelle, sa e-boutique, et lance, dès le début du mois de mai, une campagne de prévente sur la plateforme de crowdfunding Ulule. Un mois plus tard, elle a déjà enregistré 208% de précommandes, ce qui représente 125 articles achetés par 83 contributeurs. De quoi lancer sa production. La gamme de basiques essentiels, composée de modèles féminins d’un tee-shirt, d’une blouse, d’un pantalon, et complétée d’ombrelles, a été conçue par un bureau de stylisme à Paris.

Exigence en matière de tissus

« Il faut savoir qu’en moyenne, un vêtement en coton standard ne présente qu’un indice de protection UPF de 10. Dès lors, le plus grand défi pour Ombrelle a consisté à trouver des fournisseurs de tissus en matière naturelle avec un UPF de 50 », souligne Océane Tobé-Loriot qui fait certifier la protection anti-uv de ses matières par un laboratoire indépendant, selon la norme australienne la plus contraignante. Plusieurs facteurs combinés comme la couleur, sombre ou non, la fibre elle-même, le tissage plus ou moins serré, influent sur l’indice de protection.

Au-delà de ces caractéristiques, un traitement chimique certifié Oekotex, c’est-à-dire sans sources potentielles de substances à problèmes, peut s’avérer nécessaire. « J’ai fini par réussir à m’approvisionner en tissus respectueux de l’environnement et qui répondent à mes exigences en Espagne, près de Barcelone, et en Italie du Nord, à Milan. La fabrication des prototypes est assurée par un atelier de Saint-Omer en Normandie, qui sous-traite la production en série en Pologne. Le choix de ce pays de l’Europe de l’Est permet de croiser la qualité à l’accessibilité en termes de prix », détaille la créatrice.

Un développement à l’export

Accompagnée pendant six mois en 2020 par l’association Nénettes Le Réseau à Toulouse, elle vient d’obtenir un prêt bancaire de 55.000 euros pour poursuivre son développement. Le chiffre d’affaires prévisionnel de 200.000 euros en 2021 devrait se hisser à un million d’euros en 2023 par extension de la gamme et l’export. Après le lancement de sa première ligne femmes, Océane Tobé-Loriot proposera dès cet été des vêtements pour enfants et prochainement pour hommes. Elle vise aussi les marchés australiens ou asiatiques, très sensibilisés aux méfaits du soleil, et souhaite y apporter la « French Touch » vestimentaire.
Isabelle Meijers

Sur les photos : En haut : Océane Tobé-Loriot, créatrice d’Ombrelle, cumule les expériences professionnelles de chef de projets. Crédit : Hélène Ressayres - ToulÉco.
En bas : Les croquis de définition des silhouettes de la marque. Crédit : Hélène Ressayres - ToulÉco.

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Source : https://www.touleco-green.fr/Depuis-Toulouse-Ombrelle-lance-sa-gamme-de-vetements,31358