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A la découverte des fermes urbaines high tech de la région Occitanie

Dossier - troisième partie

Elevage d’insectes, potager en aquaponie, culture d’algues, des start-up toulousaines expérimentent de nouvelles voies pour une agriculture à forte valeur ajoutée, adaptée aux citadins.

Qu’y a-t de commun entre l’élevage d’insectes de Micronutris, les phytotières de spiruline d’Alg&You et le potager urbain en aquaponie de Citizen Farm ? La vision d’une agriculture urbaine qui, par des moyens de production high tech et écologiquement efficients, peut produire des « superaliments » sur de petites surfaces. Bref, un outil de production adapté à la ville. Installée à Saint-Orens dans la métropole toulousaine sur 650 m2 - et trois fois plus d’ici 2017- , la ferme d’insectes comestibles de Micronutris produit vingt tonnes annuelles.

Selon Cédric Auriol, fondateur de Micronutris, « cette activité peut nourrir la ville car c’est un élevage vertical et les insectes sont des animaux à sang-froid qui ont besoin de peu de nourriture. Avec très peu de ressources, on produit une quantité plus importante de protéines qu’un élevage classique ».

Cultiver dans son parking

Même pari pour la start-up Alg&You qui lance en janvier prochain la phase de test consommateurs de ses premières phytotières, sorte de yaourtières de la spiruline. « L’idée n’est pas d’artificialiser les productions du vivant mais de rapprocher le consommateur de la production, voire de permettre à des personnes de développer un complément d’activité. Les algues s’y prêtent car elles poussent vite : la productivité est de 20% à 30% de biomasse par jour d’où se pertinence à petite échelle et en ville, » souligne Georges Garcia, président d’Alg&You. L’entrepreneur a d’ailleurs été approché par des acteurs souhaitant installer des phytotières dans des parkings.

C’est d’ailleurs un espace équivalent, de quinze m2, que le toulousain Citizen Farm exploite pour sa ferme urbaine en aquaponie permettant de nourrir quatre personnes. On y élève des poissons dont les déjections servent de nutriments pour cultiver un vrai potager, et ainsi économiser en moyenne 90% d’eau par rapport à l’agriculture conventionnelle, tout en garantissant un bon rendement sans intrants. Le produit est en démonstration à Toulouse et bientôt Montréal.
A de V.

Photo Micronutris

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Source : https://www.touleco-green.fr/A-la-decouverte-des-fermes-urbaines-high-tech-de-la-region,20269