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Publié le jeudi 7 février 2019 à 18h33min par Philippe Font

« Wee Cart », le chariot connecté qui recycle le matériel informatique

L’association Envoi basée à Colomiers a installé une dizaine de chariots connectés dans des entreprises permettant la collecte du vieux matériel informatique. L’association espère ainsi doubler son volume de collecte.

L’association Envoi marie innovation technologique et insertion sociale. Depuis quelques mois, l’association basée à Colomiers et qui a été créée en 1996 à l’initiative de la mairie de Toulouse et de l’Aérospatiale (qui deviendra EADS puis Airbus ) pour favoriser l’insertion des personnes en difficulté sociale et le retour à l’emploi des personnes en situation de handicap. Parmi ses compétences, l’association procède à la collecte de matériel informatique au sein de grandes sociétés installées dans la métropole toulousaine dont Airbus ou Enedis.

« Grâce à Envoi, plus de 1000 personnes en difficulté ont réussi à finaliser un projet professionnel grâce à un accompagnement social et professionnel individualisé », se félicite Thierry Pajaud le directeur général d’Envoi. L’association qui totalise 120 collaborateurs, elle affiche un volume d’activité à hauteur de 6 millions d’euros, se positionne aussi sur le secteur de l’innovation. Depuis quelques mois elle a installé dans différentes entreprises de la métropole toulousaine une dizaine de « Wee Cart », un chariot connecté : il reçoit tout le matériel obsolète qui ne sert plus dans l’entreprise et une fois rempli, un salarié de l’entreprise flashe le QR code pour procéder à son enlèvement.

Doubler la collecte en 2019

« Il y a plusieurs objectifs : l’entreprise entre dans une démarche RSE, accomplit un geste pour l’environnement et fait travailler une société locale », expose Thierry Pajaud. Alors qu’en 2018 Envoi a collecté une centaine de tonnes de matériel elle espère doubler sa collecte d’ici la fin de l’année et qui devrait générer deux à quatre emplois. Une fois de retour dans les locaux d’Envoi, le matériel est reconditionné et vendu comme matériel d’occasion.

Si sur le papier le concept affiche de nombreuses vertus, écologiques et sociales, la réalité est beaucoup moins simple. « Dans les entreprises les habitudes de stockages sont bien ancrées, faire du recyclage demande du temps et les grands groupes ne veulent pas payer une seconde fois un service dont elles s’acquittent déjà auprès d’autres structures », liste Thierry Pajaud. Mais ce dernier reste persuadé qu’avec de la communication et de la pédagogie, « Wee Cart » pourrait devenir un objet incontournable dans les entreprises.
Philippe Font

Sur la photo : Le chariot connecté « Wee cart » permet la collecte de matériel informatique. Crédits : DR