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Publié le jeudi 22 mars 2018 à 15h54min par Aurélie de Varax

Toulouse Métropole lauréate du Programme national pour l’Alimentation

Les lauréats du Programme national pour l’Alimentation ont été annoncés début mars. Parmi eux figure Toulouse Métropole pour son projet de circuit court entre consommateurs et producteurs régionaux. Explications avec François Chollet, Vice-Président de Toulouse Métropole.

Toulouse Métropole vient d’être lauréate de l’appel à projets 2017 du programme national pour l’alimentation (PNA). Que proposez-vous ?
François Chollet : Le projet de circuit court entre les consommateurs de la métropole toulousaine et des producteurs régionaux qui a été primé par l’État vient concrétiser le premier Contrat de Récitprocité signé entre Toulouse Métropole et le Pays Portes de Gascogne, c’est à dire les territoires autour de Condom et Fleurance, dans le Gers. Un des premiers signés en France. Les Contrats de Réciprocité sont une initiative gouvernementale pour faire émerger une nouvelle solidarité territoriale entre urbain et rural.

Que comprennent ces partenariats ?
L’alimentation est une des composantes. Il y a aussi les notions de développement économique partagé, de stratégies foncières mises en cohérences, des initiatives en faveur d’une agriculture raisonnée, un développement touristique concerté, des coopérations dans les champs culturels aussi en particulier la culture scientifique et technique ainsi qu’une mise en cohérence des plans de mobilité des deux territoires.

Sur l’ancrage territorial de l’alimentation, qu’est-ce qui est donc mis en place ?
Ce projet a été lancé le 16 janvier dernier sous la forme d’un pacte de coopération signé entre les élus gersois et toulousains. Prenons un exemplaire : la cuisine centrale de Toulouse est amenée à produire 33.000 repas par jour pour les écoles. Or les approvisionnement sont souvent en circuits longs à commencer par la viande souvent achetée à l’étranger. L’objectif est d’inciter les producteurs du Pays Portes de Gascogne à se regrouper et s’organiser pour fournir de la viande pour ces repas. Un premier marché d’un montant de 300.000 euros vient d’être attribué pour le veau Label Rouge. Visiblement c’est en train de marcher donc nous voulons multiplier les initiatives en ce sens. Cela peut être le poulet, les légumes. On pourrait aussi embarquer d’autres acteurs de la restauration collective : le CHU et le Crous de Toulouse, la Cuisine Centrale de Blagnac. Nous avons l’ambition de signer des contrats avec d’autre territoires également, y compris sur le non alimentaire.
Propos recueillis par A. de V.

Photo DR.

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