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Publié le jeudi 19 avril 2018 à 08h06min par Agnès Fremiot

Toulouse. La Biocoop des Minimes se diversifie avec Flow House, un restaurant 100% bio

Flow House, un nouveau concept de restauration bio, a ouvert à deux pas de la Biocoop des Minimes. Porté par le gérant du magasin, ce lieu totalement inédit pourrait avoir vocation à être dupliqué à l’avenir.

En ouvrant Flow House un nouveau concept de restaurant bio à deux pas de la Biocoop des Minimes, Benoît Hournon, son gérant, a véritablement relié la fourche à la fourchette. « J’ai créé le magasin, il y a cinq ans, et l’idée d’y ajouter un autre endroit au concept différent me trottait dans la tête depuis quelques temps. Je souhaitais ouvrir un lieu de restauration rapide / snacking bio en misant sur la qualité. J’ai saisi une opportunité quand un local s’est libéré à côté de la boutique », explique-t-il ainsi. Avec ce nouvel espace de 90 m2 pour 28 places assises, il vise la clientèle du quartier, mais aussi celle de l’hyper-centre et des secteurs voisins, adepte du bio et habituée de l’enseigne, mais il entend aussi élargir sa cible.

Son offre centrale repose sur le déjeuner, mais se complète avec le petit-déjeuner, le goûter ou l’apéritif, avec des viennoiseries, de la pâtisserie, de la petite épicerie sucrée et salée, des boissons chaudes et froides. « Nous n’atteignons évidemment pas les 4000 références de la Biocoop, mais nous conservons certains de ses marqueurs comme le vrac par exemple. 95% des préparations sont réalisées sur place par notre jeune chef Maël Parois, qui a fait ses armes au Japon et en Irlande, et qui bien intégré la philosophie d’un tel restaurant qui doit être basée sur l’économie du centime. » Flow House s’’approvisionne à 100% auprès de la Biocoop voisine ou de ses producteurs locaux pour certains produits plus spécifiques, comme la viande.

Un exemple à suivre pour le réseau

Benoît Hournon a investi entre 170.000 et 200.000 euros dans ce projet, il préfère rester discret sur le montant exact, et envisage à l’avenir un chiffre d’affaires compris entre 250.000 et 300.000 euros, ce qui représente 15% de l’activité du magasin voisin. « Il s’agit d’un service complémentaire et autonome », précise-t-il. Ce nouveau concept a été validé par le réseau Biocoop. Si chaque magasin est indépendant, il adhère cependant au valeurs de l’enseigne et tous les projets d’envergure sont soumis à son approbation.

Le principe du Flow House reste totalement inédit, même si certains magasins comptent déjà des espaces de restauration. « Nous sommes partis d’une page blanche pour créer le nôtre. Nous n’avons pas été accompagnés techniquement par le réseau. En revanche, nous répondons entièrement à son cahier des charges : 100% bio, 100% équitable pour les produits exotiques, le café, le thé et le chocolat, mais aussi pour la partie sociale et environnementale. » Si Benoît Hournon ne peut affirmer que ce premier restaurant pourra à l’avenir servir de modèle et être dupliqué, il sait en revanche qu’il sera suivi de près par l’enseigne…
Agnès Frémiot

Sur la photo : Benoît Hournon, le gérant des Biocoop Minimes et Fenouillet, et sa collaboratrice Suzy Dionisio Pichot, qui ont conçu ensemble après un an de réflexion Flow House. Photo : DR