ToulÉco Green

Publié le mercredi 26 novembre 2014 à 16h50min par Aurélie de Varax

Toner d’Encre innove dans l’économie circulaire des cartouches d’encre

Chaque année en France, 88 millions de toners laser et cartouches d’encre sont achetés dont plus de 75 % terminent à la poubelle après une utilisation. En proposant à ses client le remplissage ou le recyclage des cartouches usagées, Toner d’Encre lutte contre ce fléau écologique. 

Composés de métaux lourds, d’une puce électronique, de plastique mais aussi de résidus de toners et d’encre, les consommables de l’impression sont un fléau pour les sols et l’eau. S’insurgeant contre cette aberration écologique et économique Joseph Navette co-crée Toner d’Encre en août 2012, une entreprise spécialisée dans la récupération, la recharge et le recyclage de cartouches et toners d’encre dont il devient en avril 2014 le seul gérant. Avec déjà deux magasins à Toulouse, Joseph Navette ambitionne de construire la première entreprise 100% eco-responsable du territoire sur son segment de marché. « Depuis ma prise de gérance, c’est notre fer de lance. Je dirais que nous en sommes à 80%. » 

Des cartouches d’encre en économie circulaire

Lorsqu’un particulier ou une entreprise commande chez Toner d’Encre, il a le choix entre une cartouche neuve de marque (15% des ventes) ou une cartouche récupérée et rechargée. « La recharge s’effectue avec des encres spécifiques à chaque marque et à chaque imprimante afin de ne pas abimer les buses de l’imprimante », souligne le gérant qui estime ainsi doubler la durée de vie de l’imprimante. La recharge s’effectue dans les laboratoires de l’entreprise ou chez des partenaires concernant les encres plus spécifiques.
 
C’est d’abord l’argument économique qui séduit le client puisque « la cartouche Toner d’Encre est à moitié prix par rapport au produit neuf » mais l’argument écologique fait aussi son chemin auprès des entreprises soucieuses de renforcer leur démarche éco-responsable. Surtout que le cycle de vie de la cartouche remplie est prolongé de quatre à dix nouvelles utilisations. Ensuite, « nous récupérons les cartouches et toners usagés de nos clients que nous faisons recycler par un partenaire toulousain ». Par exemple, en pare-chocs de voiture.

Vigilance sur la toxicité

Les cartouches usagées contiennent des composants très toxiques pour la santé. Toner d’Encre s’attèle donc à protéger ses collaborateurs, ses clients et l’environnement. « Dans les laboratoires, les vendeurs sont équipés de masques. Nous travaillons également sur des fiches produits à destination de nos clients pour informer sur les premiers gestes à faire en cas de contact avec les encres », précise Joseph Navette. Autre chantier en cours : la mise en place de filtres spécifiques pour que les eaux usées ne soient pas impactées. 
Sur un marché très concurrentiel, Toner d’Encre fait de l’écologie son premier atout. La jeune société compte six collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 340.000 euros sur les douze derniers mois, 10% au dessus du prévisionnel. Elle vient de lancer une hotline pour répondre aux attentes de ses clients.
Aurélie de Varax

Sur la photo : Joseph Navette, gérant de Toner d’Encre. Photo Hélène Ressayres.