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Publié le jeudi 29 octobre 2015 à 18h14min par Aurélie de Varax

Success story. EBS, le créateur d’économies d’énergie

Il y a un an, Edouard Barthes créait EBS, une entreprise tarnaise spécialisée dans l’efficacité énergétique des bâtiments dont les prestations sont financées par les certificats d’économie d’énergie. Objectif 2016 : 30 millions d’euros de chiffre d’affaires.

La preuve est faite que les success stories n’attendent pas le nombre des années. A 25 ans, Édouard Barthès est à la tête d’EBS, le groupe qu’il a créé en août 2014. Basé à Castres, c’est le seul acteur du marché à proposer un service tout-en-un, alliant les compétences d’un bureau d’étude sur le diagnostic énergétique (EBS Energie) à la réalisation des travaux d’isolation (EBS Isolation). Véritable ovni dans le monde plutôt chaotique de la création d’entreprise, la jeune pousse affiche une performance à pâlir d’envie pour son premier exercice : 50 collaborateurs et 11 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Créer des économies d’énergie

L’idée de surfer sur l’opportunité des certificats d’économie d’énergie lui est venue pendant son BTS en alternance dans une filiale du fournisseur d’énergie Esso à Albi, raconte Edouard Barthes. « J’ai participé à la mise en place du système des certificats d’économie d’énergie (CEE) chez Esso. Celui-ci contraint les fournisseurs d’énergies (électricité, gaz, fioul, carburants…) à financer des travaux d’isolation de bâtiments de leurs clients - particuliers, secteur tertiaire ou industriel -, afin de réaliser des économies d’énergies matérialisées par ces certificats qui les dédouanent de taxes." C’est le principe du polluer-payeur. Sur 2015-2017 le montant du fonds affecté aux certificats a été fixé à deux milliards d’euros.

Une manne qu’Édouard Barthès a eu l’idée de capter au bénéfice de tous. « On capte l’argent des partenaires fournisseurs d’énergies contre des certificats d’économie d’énergie et on l’utilise pour faire les diagnostics et les travaux d’isolation pour réduire la consommation d’énergie de nos clients, à qui cela ne coûte rien », explique-t-il. En un an, l’entreprise a isolé plus d’un millier d’établissements de santé, près de 200 hôtels du groupe Accor, ainsi que de nombreux industriels ou écoles. Ses forces vives : dix chargés d’affaire répartis sur toute la France et trois équipes techniques basées à Lille, Lyon, Castres et prochainement une ville de l’ouest.

Nouveau marché : la précarité énergétique

Et l’avenir s’annonce toujours aussi fulgurant. D’ici fin 2016, l’entrepreneur ambitionne de tripler son chiffre d’affaires, grâce à l’ouverture du marché des certificats d’économies d’énergie aux ménages en situation de précarité énergétique. "Le décret d’application est attendu d’ici la fin de l’année et le montant de l’enveloppe dédiée n’est pas connu. Mais dès janvier 2016, les particuliers répondant aux critères de précarité énergétique, soit 40% des ménages, pourront bénéficier de travaux de rénovation avec prise en charge totale ou partielle", détaille Édouard Barthès. EBS est déjà en ordre de marche avec le doublement prévu de ses effectifs sur 2016.
Signe fort, le jeune conquérant vient de racheter les anciens locaux de la Banque de France à Castres qu’il compte "optimiser au niveau énergétique" pour y installer le siège de sa société.
Aurélie de Varax

Sure la photo : Édouard Barthès, président d’EBS entouré de son équipe à Castres. Photo Stéphanie Madaule.