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Publié le jeudi 1er mars 2018 à 17h34min par Aurélie de Varax

Seven Occitanie : l’accélérateur pour la filière régionale biométhane carburant

Diffusé le 25 janvier 2018

Tel le petit Poucet, la jeune start-up montpelliéraine Seven Occitanie trace sa route avec ingéniosité et précision pour développer le biométhane carburant en Occitanie. Elle promet 20 stations GNV/bio GNV et 400 véhicules sous trois ans.

L’entreprise Seven Occitanie n’a même pas soufflé sa première bougie mais s’affirme déjà à la tête du plus gros projet de développement de la filière régionale GNV/ bioGNV. Aux côtés de géants de l’énergie comme Engie ou Total, elle fait partie des sept lauréats de l’appel à projet Ademe « Solutions intégrées de mobilité GNV », désignés le 11 janvier 2018. Et vient d’être doté de 6 millions d’euros pour mener à bien son ambition. « Seven est la cheville ouvrière d’un projet de construction de vingt stations GNV dont 17 en Occitanie et trois en Nouvelle Aquitaine pour la mise en circulation de 400 véhicules d’ici trois ans », précise Simon Cossus, directeur d’enercoop Languedoc Roussillon, l’un des membres fondateurs de Seven. « Un projet porté avec passion, pragmatisme et conviction par Jean-Michel Richeton » ajoute-t-il. « L’état d’esprit est coopératif et repose sur des partenariats avec des industriels, des collectivités et les citoyens dans la vision d’une nouvelle énergie partagée. »

Si toutes les planètes s’alignent autour de Seven, c’est aussi que l’entreprise ouvre une formidable opportunité. Pour une région qui ambitionne de devenir à énergie positive, les projets autour de la mobilité décarbonée sont cruciaux et doivent se mettre en oeuvre rapidement. C’est une des forces de Seven Occitanie qui a su mobiliser l’ensemble des briques de son écosystème en un temps très court.

Un projet de territoire

« Seven a su créer une dynamique avec les collectivités, très volontaires sur les question de mobilité durable et d’amélioration de la qualité de l’air, mais aussi avec des industriels et des transporteurs qui partagent cette préoccupation. » raconte Simon Cossus. Il faut souligner également que les directives européennes ont fixé à 2030 la date buttoir pour basculer les poids-lourds au GNV ou à l’électricité. Structurée en GME (groupement momentané d’entreprise) l’entreprise associe dans sa démarche quinze collectivités partenaires autant de grandes entreprises et une vingtaine de PME locales.

Pour viabiliser les stations, les partenaires se sont engagés sur l’achat d’un nombre de véhicules garantis (poids lourds, véhicules utilitaires, bennes à ordures ménagères), avec l’aide de l’Ademe. En effet, le différentiel de coût entre l’achat des véhicules GNV par rapport au diesel sera compensé par la subvention. Ceci devrait permettre un retour sur investissement pour les 400 premiers véhicules en moins de deux ans d’exploitation.

Côté stations, dont la première sera opérationnelle début 2019, « elles seront territoriales et partagées puisque chacune aura sa propre structure juridique incluant Seven, les acteurs locaux et les citoyens », précise Simon Cossus. Au départ l’approvisionnement se fera au GNV avec les partenaires industriels avant que des unités de méthanisation ne prennent très vite le relais. La structure compte trois permanents mais devrait passer à dix dans les six mois. 20 millions d’euros seront mobilisés sur les deux ans à venir.
Aurélie de Varax

Photo DR.