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Publié le vendredi 30 septembre 2016 à 17h47min par Audrey Sommazi

Promesse tenue pour le réseau électrique du futur Sogrid

Le réseau électrique intelligent Sogrid est testé et approuvé. Désormais, les technologies, mises au point dans ce projet porté par un consortium de dix entreprises, entre dans leur phase industrielle.

Bon pour accord. Durant douze mois, 300 équipements et 1000 compteurs nouvelle génération ont été déployés auprès de 1000 foyers de l’aire toulousaine (sur les deux communes de Toulouse et de Vieille-Toulouse). Cette expérimentation a permis de tester, de relier et de piloter en temps réel l’ensemble du réseau de distribution électrique entièrement numérique, baptisé Sogrid.

En 2013, en réponse à un appel à projet lancé par l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les ingénieurs du tandem Enedis (ex-ERDF) / STMicroelectronics, entouré d’un consortium de dix entreprises, ont mis au point cinq équipements spécifiques, qui permettent de connaître en temps réel les besoins en énergie des consommateurs et ainsi gérer l’apport d’électricité en fonction des sources disponibles (nucléaire, éolien, solaire, …), tout en communiquant directement par ce même réseau.

Après Sogrid ?

« Nous avons été plus loin, au-delà de nos objectifs », se félicite Jean Paleotti, directeur régional d’Enedis Midi-Pyrénées. Mais pour sa mise en service « il est trop pour se prononcer ». « Sogrid est un prototype, une pièce à l’édifice aux côtés des dix-sept autres expérimentations smart grid. Nous sommes à une étape », prévient-il.
Néanmoins, certaines technologies développées dans le cadre de ce réseau électrique intelligent sont entrées en phase d’industrialisation. C’est le cas de la puce fabriquée par STMicroelectronics.

Pour Sagecom, le spécialiste des terminaux à forte valeur ajoutée « les retombées ont été immédiates ». « Nous avons pu entrer sur un nouveau segment de marché, celui des équipements moyenne tension », affirme Nabil Shari.

Enedis envisage de déployer cette chaine de communication numérique en milieu rural, en s’appuyant sur des technologies mises au point par des start-up et PME comme Sigfox. Smart Occitania, c’est son nom, doit être validé par l’Ademe et la région Occitanie en décembre. « Beaucoup d’entreprises partenaires veulent entrer dans ce projet », affirme Jean Paleotti.

Audrey Sommazi
Jean Paleotti directeur régional d’Enedis Midi-Pyrénées, à Toulouse, ce vendredi 30 septembre, pour présenter les résultats de la première expérimentation de Sogrid.
Photo Hélène Ressayres Crédit ToulEco