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Publié le jeudi 9 février 2017 à 17h59min par Aurélie de Varax

Depuis un an, l’Occitanie compte quarante-cinq nouvelles cooperatives

Le modèle coopératif séduit en Occitanie. Quarante-cinq nouvelles entreprises l’ont adopté en 2016, selon les bilans des entités régionales Urscop Midi-Pyrénées et Urscop Languedoc-Roussillon, en passe de fusionner.

A l’occasion de la présentations de leurs bilans 2016, l’Urscop Midi-Pyrénées qui fête cette année ses quatre-vingt ans et l’Urscop Languedoc-Roussillon annoncent la création respectivement de vingt-huit et dix-sept nouvelles sociétés. Avec un total de 194 emplois créés ou repris. « Le nombre de coopératives a presque doublé en neuf ans alors que la moyenne française est à 49% d’augmentation », se réjouit Aurélie Mexandeau de l’Urscop Languedoc-Roussillon. « La preuve d’une vraie dynamique sur notre territoire Occitanie ». Le côté languedocien compte aujourd’hui 156 coopératives pour 1650 emplois. En ex-Midi-Pyrénées, 247 entreprises sont des coopératives pour 3850 salariés.

Les nouvelles créations illustrent les dynamiques économique des deux ex-territoires. La tendance midi-pyrénéenne fait la part belle aux services (35%) mais également au commerce, au BTP et à l’industrie avec des territoires de prédilection comme la Haute-Garonne et le Tarn. « Dans le Tarn, il y a toujours eu beaucoup de scops avec des fleurons comme la Verrerie d’Albi ou la Fonderie Gillet (photo). Nous observons une dynamique des créations et des transmissions en scop. Idem dans l’Ariège alors que le Lot reste très hermétique », constate Rémi Roux, président de l’Urscop Midi-Pyrénées. Du côté languedocien, la tendance est aux services et au commerce avec un engouement sur les métiers du tertiaire comme la formation, les bureaux d’études, les métiers de la communication et l’informatique (25%).

Scic, reprises et transmissions

Selon Rémi Roux, deux grandes tendances se dessinent sur 2016 sur l’ensemble de la région : « En un an, le nombre de Scic (Sociétés coopératives d’intérêt collectif) a fait un véritable bond en avant avec dix créations. Sur ces nouvelles Scic, une sur deux est une création ex-nihilo tandis que l’autre moitié provient des transformations d’associations ou de sociétés ». Ce statut de Scic est de plus en plus connu et souvent plébiscité par des projets générateurs de revenus mais à forte utilité sociale et associant une grande diversité de partenaires comme Altern Mobil ou Enercoop.

Seconde tendance à noter : l’importance des reprises et transmissions d’entreprises en scop. « Nous avons accompagné six projets sur Midi-Pyrénées. C’est un enjeu très fort pour nos territoires car il y a des milliers d’entreprises qui cherchent des repreneurs. Nous voulons leur expliquer qu’il y une nouvelle voie pour péréniser ce qu’on a créé : revendre sa boite à ses salariés, » souligne Rémi Roux. En Languedoc-Roussillon, une enquête sur la transmission d’entreprises est menée en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie. Cette étude, qui se poursuit en 2017, doit permettre de mieux identifier le potentiel de transmission sur l’ensemble du territoire. Un axe par ailleurs prioritaire au sein de la politique régionale menée par Carole Delga.
Aurélie de Varax

Sur la photo : la fonderie Gilet Industrie à Albi dans le Tarn, un fleuron régional du modèle coopératif.

PS : Selon les dernières données de l’Urssaf publiées par la Cress Languedoc-Roussillon, le secteur de l’économie sociale et solidaire connait une progression significative de l’emploi sur le périmètre de l’ex-Languedoc-Roussillon. Les Scop et les Scic arrivent largement en tête avec une augmentation de 9,9 % au 2e trimestre 2016 contre 1,9% sur le reste de l’économie. Un mouvement entamé depuis la mi-2011.