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Publié le jeudi 1er février 2018 à 10h24min par Aurélie de Varax

Près de Montpellier, Smaaart donne une seconde vie aux smartphones

Alors qu’en moyenne un français remplace son smartphone chaque 18 mois, la marque Smaaart lancée par Sofi groupe, fait le pari de prolonger leur durée de vie à cinq ans. Basé à Saint-Mathieu-de-Tréviers, l’entreprise a déjà vendu 20.000 smartphones reconditionnés en 2017.

« Sofi groupe lutte depuis trente ans contre l’obsolescence programmée ». Créée en 1986 près de Montpellier, la société Sofi groupe (alors appelée Fibro Sud) est un site industriel spécialisée dans la maintenance et la gestion de service après-vente de smartphones, tablettes et autres appareils électroniques. Rachetée en 1996 par Anovo, l’usine de Saint-Mathieu-de-Tréviers a ensuite été reprise par six de ses salariés en 2011 lors d’une restructuration. Pari réussi pour Jean-Christophe Estoudre, Président de la société et ses collaborateurs puisque Sofi groupe est passé de 11 salariés en 2011 à 80 aujourd’hui.

En 2017, la société s’est lancée un nouveau défi en créant la marque Smaaart. « Nous récupérons des téléphones hors service auprès d’opérateurs ou de grossistes que nous remettons ensuite en état de marche. Avec l’expertise que nous avons en service après-vente, il nous a semblé cohérent de nous lancer dans le reconditionnement de smartphone », souligne Jean-Christophe Estoudre.

Donner une seconde vie aux smartphones

« Nous sommes capables d’intervenir sur tous les aspects du téléphone : remplacer un écran pour l’esthétique ou changer la batterie par exemple. Nous proposons ensuite ces téléphones sur notre site internet 30 à 50% moins cher qu’un téléphone neuf avec une garantie de douze mois », détaille le patron pour qui le reconditionnement de smartphone revêt un véritable enjeu environnemental et sociétal. « Acheter des produits reconditionné en France c’est une façon de consommer green. C’est un véritable projet d’économie circulaire ».

Alors qu’en 2017, Smaaart vendait 20.000 produits, le président de la société espère voir ce chiffre de vente doubler voire trippler en 2018. « 2017 était une année expérimentale. Nous voyons qu’il y a un public pour nos produits mais il faut parvenir à collecter les téléphones qui dorment chez les particuliers. Il y a 100 millions de téléphones chez les particuliers aujourd’hui. C’est une problématique nationale car nous n’avons pas en France de filière de recyclage correctement structurée. Sofi groupe a la compétence de reconditionner ou recycler ces smartphones ». Pour accompagner cette croissance, quatre embauches de commerciaux sont prévues et Sofi groupe vise les dix à douze millions de chiffre d’affaires en 2018 contre sept millions en 2017.
Coralie Pierre

Photo DR.