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Publié le jeudi 5 janvier 2017 à 18h10min par Aurélie de Varax

Occitanie. Le marché du réemploi des pièces automobiles devrait décoller en 2017

Depuis dimanche, les garagistes sont obligés de proposer des pièces d’occasion à leurs clients. C’est une opportunité pour les spécialistes du recyclage automobile comme Careco qui ouvre Careco Express à Montpellier, lundi.

Depuis ce premier janvier 2017, les professionnels de l’entretien automobile sont obligés de proposer à leurs clients des pièces de réemploi. Une disposition prévue par un amendement à la loi sur la transition énergétique pour limiter la surconsommation de pièces détachées, prolonger la durée de vie de celles en bon état et ainsi réduire les émissions de CO2. Chez Careco, le leader de la vente de pièces auto d’occasion, on se réjouit. « Les pièces d’occasion sont jusqu’à 70% moins chères que les pièces neuves donc les particuliers comme les garagistes ont tout à gagner au réemploi. C’est aussi un marché réglementé avec des professionnels agréés ce qui limite les risques pour le consommateur », indique Benjamin Hérail, responsable du site Surplus Auto (Careco) à l’Union, près de Toulouse. Ce décret peut aussi alléger les facture d’entretien automobile. Un poste de dépense qui pèse près de 700 euros par an, soit un quart du budget automobile des particuliers.

Qualité et garanties

Le spécialiste du recyclage automobile compte actuellement cinq centres Surplus Auto en ex-Midi-Pyrénées et ouvre lundi son premier « Careco Express » à Montpellier. Les deux plus importants, à Gaillac et à l’Union sont équipés d’une casse automobile. « Le site de Gaillac est tout neuf avec des processus à la pointe des technologies. Nous y traitons 12.000 véhicules par an et 3500 à l’Union », précise Benjamin Hérail. Les deux autres sites situés à Castres et Albi sont alimentés en pièces d’occasion et proposent de l’entretien et de la réparation. Ce sera également la vocation du Careco Express de Montpellier.

« Nous ne gardons que les pièces de très bonne qualité et recherchées par le marché. Nous avons des experts carrossiers et mécaniciens dans les centres et des procédés informatisés pour sélectionner les pièces. Elles sont nettoyées, informatisées avec une traçabilité totale avant d’être stockées, » insiste Benjamin Hérail. L’entreprise propose également une garantie d’un an sur le matériel vendu.

Le défi de la confiance

Si le secteur s’est totalement professionnalisé, le réemploi automobile n’a pas bonne presse. « Le particulier a encore l’image d’une casse où rien est contrôlé. Il faut l’inciter à faire le premier pas et le décret devrait nous y aider », assure le dirigeant. Du côté des professionnels de la réparation, la filière réemploi pourra compter sur l’appui des concessionnaires et des assurances dont les intérêts économiques sont évidents. « Beaucoup d’assureurs ont mis en place des incitations financières au réemploi aussi bien pour les garagistes que les particuliers qui peuvent voir leur quote-part annuelle baisser ».

Selon Benjamin Hérail, l’alternative du réemploi va développer, à terme, un nouveau marché : « Aujourd’hui c’est 2% du marché de la pièce auto en France contre 20% en Espagne et 15% dans les pays nordiques. Nous espérons rapidement doubler ce chiffre. »
Aurélie de Varax

Photo Surplus Auto Gaillac.