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Publié le jeudi 1er juin 2017 à 16h40min par Aurélie de Varax

Naissance de Coop de France Occitanie

Le rapprochement de Coop de France Languedoc-Roussillon et de Coop de France Midi-Pyrénée a été acté ce jeudi 1er juin. Parmi les défis inter-filières de Coop de France Occitanie figurent les relations avec la GMS, l’accompagnement des restructurations et des convertis au (...)

Coop de France Occitanie est née ce jeudi 1er juin et démarrera officiellement ses activités au premier janvier 2018 pour accompagner la structuration et défendre les intérêts de la coopération agricole en Occitanie. Fort de 380 coopératives et unions, représentant 14.000 salariés et six milliards d’euros de chiffre d’affaires, ainsi que 160 filiales, Coop de France Occitanie se caractérise par une grande diversité de productions. A noter : la dominante de coopératives de petites tailles et une forte coloration viticole puisque la filière vin compte 233 coopératives.

« La nouvelle organisation de Coop de France Occitanie compte cinq sites sur la région à Nîmes, Montpellier, Narbonne, Perpignan et Auzeville-Tolosan, avec des compétences propres à chaque site, au service de tous », souligne Boris Calmette, son président. « Notre mission est d’accompagner toutes les problématiques de nos coopératives de l’amont à l’agro-alimentaire avec un partenariat fort avec la FCD (fédération du commerce et de la distribution) Occitanie et d’initier des réflexions stratégiques interfilières sur l’avenir. »

Depuis une dizaine d’année, les tensions avec la grande distribution se sont plutôt pacifiées car la demande locavore pousse le référencement de produits régionaux de qualité dans les grandes enseignes. « Cette exigence de proximité pousse aussi une diversification des modes de distribution qui sert notre spécificité régionale orientée petites structures et forte diversité de l’offre », ajoute Boris Calmette. Coop de France Occitanie compte actuellement 360 boutiques et caveaux de coopératives.

Garantir les débouchées pour les convertis au bio

Parmi les grands sujets de réflexion, la nouvelle organisation compte favoriser les restructurations notamment dans le domaine viticole pour monter en pertinence sur les marchés internationaux. Et favoriser aussi la polyvalence. « Après une vague de spécialisation, les exigences des consommateurs de circuits courts poussent les coopératives à aller vers la polyvalence. Nous les accompagnons en ce sens, »analyse Boris Calmette. Et de citer par exemple Val de Gascogne, très présent dans les céréales, qui s’est rapproché d’une coopérative ovine ainsi que le géant In Vivo qui a fait l’acquisition de Cordier Mestrezat Grands Crus en 2015, a signé un accord stratégique avec Vinadeis et racheté les Vignobles du Soleil International.

Autres enjeux forts : l’accompagnement des coopératives sur les enjeux environnementaux liées aux économies d’énergie, d’intrants et d’eau et sur les conversions en bio. « Presque toutes nos coopératives ont lancé une filière en bio aujourd’hui car ce sont des marchés qui se développent et il y a des accompagnements financiers. Mais notre préoccupation est de garantir les débouchées après les trois ans de conversions. Il faut encore structurer la transformation sur l’aval et la mise en marché », insiste Boris Calmette. Sur le vin par exemple, un tiers des coopératives ont développé du bio mais, selon l’expert, le marché n’est pas totalement mûr. « Il faut être très vigilant car des conditions de mise en marché mal maitrisées détruisent de la valeur. »
Aurélie de Varax

Sur la photo : Boris Calmette, président de Coop de France Occitanie ; Jean-Pierre Arcoutel, co-président et Catherine Bacquié, déléguée générale. Photo DR.