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Publié le jeudi 7 juin 2018 à 09h20min par Aurélie de Varax

Montpellier veut devenir une « Métropole solaire »

Présentée le 30 mai, la « Métropole Solaire » passera par la généralisation des toitures photovoltaïques sur les équipements, parfois en autoconsommation, et par l’incitation des aménageurs et promoteurs à intégrer des centrales solaires dans les programmes.

Le photovoltaïque trouve toute sa place dans la politique énergétique affichée le 30 mai par la métropole de Montpellier, qui se voit en future « Métropole Solaire ». L’objectif est d’augmenter la production d’énergie solaire en généralisant les installations.

La métropole donne l’exemple : le toit de la pépinière Cap Oméga est couvert depuis fin mai de 400 mètres carrés de panneaux photovoltaïques (coût : 385.000 euros). C’est la première opération solaire avec autoconsommation de la métropole. Si la pépinière Cap Alpha à Clapiers et l’hôtel d’entreprises MIBI sont dotés de centrales photovoltaïques, celles-ci sont raccordées au réseau. Ce sera aussi le cas de la médiathèque Césaire en construction à Castelnau-le-Lez, et du toit des nouvelles halles Laissac, construites par la ville au centre de Montpellier. En septembre y seront posés des panneaux photovoltaïques trapézoïdaux, fabriqués sur-mesure.

Pour inclure l’autoconsommation, la métropole cible des bâtiments consommant toute l’année et en particulier l’été. C’est le profil des piscines, plus que des médiathèques ou des écoles. La piscine Poséidon de Cournonterral aura sa centrale en autoconsommation fin 2018.


Un territoire d’expérimentation et d’innovation solaire

Globalement, la métropole intégrera des dispositifs favorables dans les documents d’urbanisme et programmera dans les ZAC du photovoltaïque sur les bâtiments et parkings de grande surface. Pour la ZAC Extension Eurêka à Castelnau-le-Lez, Energies du Sud (filiale de la société d’aménagement de la métropole Serm) cherche en ce moment un ou deux opérateurs pour fournir et poser des panneaux sur les toitures de tous les bâtiments. Energies du Sud a parallèlement inauguré le 5 juin une ferme solaire au sol de 3,9 mégawatts crêtes sur l’ancienne carrière de la Billière à Cournonsec. 


Plus finement, la métropole va travailler avec les architectes des Bâtiments de France sur l’intégration du solaire dans les secteurs sauvegardés et encourage « l’architecture solaire passive ». Elle veut aussi « servir de terrain de jeu » aux innovations des start-up locales, être « un territoire d’expérimentation et d’innovation solaire », ce qui passera par des appels à projets, des tests d’espaces publics solaires, la promotion de l’autoconsommation collective, des recharges de véhicules électriques par énergie solaire…
Sylvie Brouillet

Sur la photo : 
La pépinière du BIC Cap Oméga et le premier bâtiment en autoconsommation d’énergie photovoltaïque de la métropole. De gauche à droite : les trois vice-présidentes de la métropole, Eliane Lloret (énergie et transition énergétique), Chantal Marion (développement économique, enseignement supérieur et recherche, innovation, French Tech, artisanat, planification urbaine) et Stéphanie Jannin (développement durable, environnement, biodiversité et culture scientifique et technique, Plan Climat Air Énergie Territorial). PhotoDR.