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Publié le jeudi 15 septembre 2016 à 22h37min par Aurélie de Varax

Mobilité. Les toulousains Actia et Coovia s’unissent pour développer le covoiturage local

L’entrée du Groupe Actia au capital du toulousain Coovia devrait permettre le changement d’échelle du covoiturage local. Ambition : recruter 10.000 conducteurs et faire sauter les bouchons toulousains.

Ils ont choisi la Semaine européenne de la mobilité pour annoncer leur partenariat au profit du développement du covoiturage à Toulouse, et bientôt dans quatre villes françaises. En entrant au capital de la start-up du covoiturage local Coovia à hauteur de 20%, le Groupe Actia - très investi dans la télématique adapté aux véhicules et les « Bonnes pratiques Ecomobile » - veut permettre à la start-up de changer de vitesse.

Il faut dire que le terreau local est propice. « Près de cinq millions de sièges vides circulent quotidiennement dans la grande agglomération toulousaine, alors que beaucoup de gens travaillent au même endroit et s’y rendent aux mêmes heures », rappelle David Larcher, directeur général de Coovia. Au-delà d’un partage des valeurs et d’une vision commune du véhicule partagé et connecté, l’engagement financier d’Actia permettra à Coovia d’optimiser ses outils techniques de géolocalisation, de peaufiner son offre B2B auprès des entreprises toulousaines et de préparer l’ouverture du service dans cinq villes en France. « Actia était une start-up il y a trente ans. Nous sommes fiers d’accompagner le développement des start-up locales » indique Hélène Denoël, responsable communication chez Actia.

10.000 conducteurs pour faire sauter les bouchons

Pour Actia, « l’enjeu aujourd’hui est de mobiliser un maximum d’adhérents à la plateforme (ndlr : 7000 adhérents à ce jour) » indique Hélène Denoël. Coovia lance donc cette semaine une campagne de communication d’envergure avec l’ambition de recruter 10.000 conducteurs supplémentaires sur sa plateforme, soit 4% des conducteurs pendulaires. De quoi faire la preuve du concept à Toulouse selon David Larcher « A Toulouse, l’impact des bouchons est de 39 heures par an. Nous avons calculé que pour avoir un effet direct sur la circulation routière, il faut recruter en covoiturage au moins 10.000 conducteurs soit 4% de la flotte. C’est le taux de gens qui ne travaillent pas le mercredi, jour de circulation fluide. »

Fort de la réussite de l’exemple toulousain, l’entreprise qui compte déjà neuf collaborateurs prévoit d’ores et déjà de déployer son service dans d’autres grandes villes françaises en 2017, à commencer par Paris et Nantes. A moyen terme, le savoir-faire d’Actia en télématique et dans le domaine du véhicule connecté permettra de nouveaux développements pour une intégration encore plus poussée du covoiturage aux pratiques de conduite. « L’idée est par exemple de proposer aux conducteurs de rendre leur véhicules communicants en les équipants du boitier Ican d’Actia pour une géolocalisation simple et fiable », précise David Larcher. Et, pourquoi pas, d’initier le covoiturage à la demande.
Aurélie de Varax

Photo DR.