ToulÉco Green

Publié le jeudi 11 décembre 2014 à 16h31min par Aurélie de Varax

Midi-Pyrénées à l’honneur aux Trophées de la création agroalimentaire bio

Pour sa 3e édition dans le cadre du Sisqa, le concours national de la création agroalimentaire bio a élu le « Fruit de cactus à boire » créé par Fraisens et Laur’import et le premier chocolat « Vegan » de la chocolaterie Dardenne. Innover en bio rime avec plaisir, santé et (...)

Dans le foisonnement du Sisqa, il est un rendez-vous digne de toutes les attentions. Organisé à l’initiative du Conseil général et de la CCI du Gers, le 3e concours national de la création agroalimentaire bio vient de distinguer deux projets midi-pyrénéens. La boisson « Fruit de cactus à boire », co-créée par Fraisens (Haute-Garonne) et Laur’import (Pyrénées-Orientales) a reçu le prix "développement" des mains de William Vidal, PDG d’Ecocert, le parrain du concours. Et la dernière innovation de la chocolaterie Dardenne, un chocolat 100% végétal, le prix "création". "Souvent de petites tailles, les entreprises du bio ont de grandes capacités d’innovation. Contrairement au secteur conventionnel où innovation rime parfois avec une certaine dénaturation du produit, les innovations en bio sont bien cadrées et apportent quelque chose de juste," a souligné William Vidal.

L’aliment santé à l’honneur

En misant sur la figue de barbarie dont le "Fruit de cactus à boire", est dans les linéaires depuis juin, les sociétés Fraisens et Laur’import innovent sur le concept de l’aliment santé. "Nous avons réalisé un produit plaisir à boire, non pressé mais mixé, afin de conserver la pulpe et les fibres", explique Laurent Daunay de Laur’import. Les sucres prisonniers des fibres sont ingérés lentement contrairement aux sucres rapides des jus. Autre vertu de la figue de barbarie : les bétalaïnes de son pigment qui possèdent des propriétés antioxydantes, diurétique et anti-rétention d’eau.

Quant à la chocolaterie Dardenne qui se renouvèle depuis deux siècles et enregistre une croissance annuelle moyenne de 23%, elle crée avec "Vegan", le chocolat universel : bio, sans soja ni huile de palme, sans trace d’aliment animal et avec un indice glycémique bas. Le lait de vache a été remplacé par du lait d’amande, le sucre de canne par du sucre de coco dont l’indice glycérique est deux fois plus faible. Six tablettes "Vegan" sont attendues en 2015.

Des filières locales

"Souvent le chocolat est acheté et juste moulé par les chocolatiers. Mais nous, nous achetons la masse de cacao en République Dominicaine dans le cadre d’un commerce équitable et nous la transformons en chocolat dans notre atelier de Luchon", souligne Marie-Hélène Peyrouton qui co-dirrige la chocolaterie depuis 2002. Quant aux artisans du "Fruit de cactus à boire" qui ont créé une entreprise commune pour leur gamme de produits issus de la figue de barbarie (marque Le petit Bio), ils développent une filière du côté de Perpignan. Aujourd’hui le marché s’approvisionne à l’export mais, selon Laurent Daunay, ce cactus a beaucoup d’atouts pour séduire les agriculteurs en quête de diversification. "C’est une plante très mellifères, qui n’a pas besoin d’eau et évite l’érosion des sols". Des airs de plante du XXIe siècle.
Aurélie de Varax

Sur la photo : Michel Doligé président de la CCI du Gers, Alain et Marie-Hélène Peyrouton gérants de la chocolatrie Dardenne, Laurent Daunay gérant de Laur’import et son épouse, et William Vidal, PDG du Groupe Ecocert. Photo Kevin Figuier - ToulÉco.