ToulÉco Green

Publié le jeudi 16 février 2017 à 10h46min par Aurélie de Varax

Le toulousain WattEver invente la moto électrique tout terrain

Il est électrique, léger et facile à piloter, autonome sur 50 kilomètres, made in Occitanie et tout terrain… L’eMott de la toute jeune start-up WattEver compte se tailler sa part sur le marché de la mobilité verte.

Chez les Hengl, la passion de la moto et de la nature est inscrite dans les gènes de longue date. Voilà plusieurs année que Patrick et ses deux fils, Emmanuel et Julien, mettent au point des concepts de skateboards et trottinettes électriques avec un objectif un peu fou : concevoir un engin électrique aussi silencieux et écologique qu’un VTT et aussi puissant qu’une moto cross.

Après plusieurs prototypes, une batterie de tests et des séances d’essais, l’eMott était présenté début février au trentième Trial Indoor de Toulouse et le week-end dernier au Salon des 2 Roues de Lyon. « Nous avons eu beaucoup de succès auprès d’un public qui ne pensait pas qu’on pouvait encore innover ainsi dans le domaine du deux roues, » raconte Patrick Hengel. Côté innovation, l’eMott se démarque par sa puissance qui peut égaler une moto ou un scooter électrique, son autonomie en énergie de 50 kilomètres avec un poids réduit, sa grande résistance pour absorber des dénivelés, son évolutivité avec la possibilité de changer de moteur et, le tout, sans un bruit ni pollution. Alors que la création de la start-up WattEver sera effective à la fin du mois, les premières commandes de l’eMott sont déjà dans les tuyaux. Trois versions sont disponibles équipées de différentes puissance de moteur : 1,5 kilowatts, 3 ou 5 kilowatts.

Une innovation made in France

Les premiers eMott seront livrés en juin prochain avec un prix d’entrée de gamme à 3500 euros. « C’est deux fois moins cher qu’un gyropode (Segway) et nous ciblons en priorité les loueurs d’engins sur site touristique », précise Patrick Hengl. Deux brevets ont été déposés, en mécanique et en électrique pour protéger l’innovation et la start-up compte s’appuyer sur un réseau de partenaires sous-traitants pour assurer la fabrication et l’assemblage des pièces. « La plus grande partie sera assurée en région mais il y a des incontournables comme les cellules de batterie au Lithium qui viendront d’Asie », précise l’entrepreneur qui, également à la tête de la société de traitement des déchets médicaux Tesalys, n’en est pas à sa première aventure industrielle. Cinquante à cent ventes d’eMotts sont prévues cette année et le double l’année suivante. Soit un chiffre d’affaires escompté de 500.000 à un million d’euros en 2018.

Pour accompagner le développement commercial et le suivi de production, WattEver planifie deux embauches d’ici la fin de l’année. Une levée de fonds est également dans les tuyaux.
Aurélie de Varax