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Publié le jeudi 8 mars 2018 à 14h36min par Aurélie de Varax

Les salins de l’Aude reçoivent le label « Valeur Parc Naturel »

Les salins de l’Aude (Gruissan et La Palme) viennent d’être labélisés « Valeur Parc Naturel ». Une première nationale, pour un sel sans produits phytosanitaires et respectant la biodiversité.

Les salins de Gruissan et de La Palme, tous deux intégrés au Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée ont reçu la marque « Valeur Parc Naturel » le 24 février dernier. Une consécration pour Patrice Gabanou, Maître Saunier et PDG, qui y voit l’aboutissement d’une entreprise engagée dans une agriculture respectueuse de l’environnement. Abandonné par la Compagnie des Salins du Midi en 2008 car jugé trop peu rentable, les sites audois repris par Patrice Gabanou et Jean-Jacques Promé (décédé en 2016) se sont en engagés dès le début dans une démarche durable. Une reprise réussie puisque les salins de l’Aude enregistrent un chiffre d’affaire de 5,5 millions d’euros en 2017.

Ce nouveau label sera identifiable par le consommateur sur le packaging des deux marques du salin : la marque « le Saunier d’Occitanie » vendue en GMS et « le Sel de Gruissan » disponible à la boutique des salins. Par ailleurs une démarche d’IGP (indication géographique protégée) a été lancée sous le nom de ’Sel de la Narbonnaise". L’assurance de consommer un sel non seulement produit sans phytosanitaires mais aussi respectant la biodiversité. « L’activité salinière est une activité respectueuse de l’environnement, elle n’entre pas en opposition avec la nature », souligne Patrice Gabanou.

Miser sur l’écotourisme

Le curseur est poussé encore plus loin, avec une gestion optimale des niveaux d’eau afin de respecter le cycle des animaux ou encore une restriction des travaux en période de reproduction des espèces. « Nous travaillons en lien avec des écologues à la préservation de la faune et de la flore ». Le salin projette également d’investir dans une sécheuse à plat écologique puisqu’elle n’aura recours à aucune énergie fossile et a fait installer des panneaux solaire dans l’usine de Lézignan-Corbières qui sèche, crible et broie le sel ensuite conditionné pour la vente.

« Nos emballages sont fait par un ESAT et sont entièrement recyclables » ajoute le Maître Saunier. La production de sel n’est pas la seule source de revenu pour les salins qui misent également sur l’attractivité touristique de ces lieux naturels préservés. Le Parc Naturel possède ainsi un écomusée du sel, un élevage d’huîtres, un restaurant, une boutique de produits régionaux et organise des visites guidées. 50 personnes travaillent au bon fonctionnement des deux sites qui attirent chaque année des milliers de visiteurs.
Coralie Pierre

Photo DR.