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Publié le jeudi 12 avril 2018 à 18h13min par Aurélie de Varax

Laboratoires Pierre Fabre : des plantations à Madagascar afin de compenser les émissions carbone

Dossier RSE, troisième partie

En choisissant de compenser les émissions de ses anti-cancéreux sur sa chaine de valeur, Pierre Fabre génère de l’impact socio-économique ce qui sécurise ses approvisionnements.

En 2014, le Laboratoire Pierre Fabre implanté dans le Tarn, décidait de compenser l’ensemble des émissions carbone de ses produits anti-cancéreux par des plantations à Madagascar, territoire d’origine de la pervenche tropicale, l’actif principal du produit. Une démarche appelée aujourd’hui « Insetting » qui tend à se généraliser dans certaines grandes entreprises par opposition à« l’offsetting », qui consiste à compenser ses émissions de carbone en externe, avec des acteurs et des techniques extérieures aux activités de l’entreprise.

« Nous avons choisi une chaine de valeur que nous connaissions puisque la collecte de la pervenche est gérée par notre filiale à Madagascar, le principe actif est synthétisé à Gaillac dans le Tarn et le produit injectable fabriqué à Pau », souligne Yves Barbin, directeur du pôle Actifs Végétaux. « Nous avions conscience d’être sur une zone très fragile au niveau socio-économique. Nous avons donc monté un projet global en entrant par la compensation carbone de nos émissions annuelles et donc en reboisant vingt hectares par an au Sud de l’île , mais ceci, en générant aussi de l’impact socio-économique. » Une façon également pour Pierre Fabre de sécuriser ses approvisionnements.

Mille emplois soutenus

Côté impacts, ce reboisement annuel permet d’employer cinquante salariés sur six mois et stimule l’activité des petits pépiniéristes locaux ainsi que des éleveurs qui peuvent valoriser leur fumier de zébu. Quinze essences ont été choisies dont des fruitiers source de nourriture pour les villageois. D’ici deux ans, les plantations devraient commencer à fournir également du bois de chauffage qui ne sera donc plus taillé en forêt primaire.

« Notre filiale locale qui compte cinquante salariés estime que son activité contribue à soutenir mille emplois sur Madagascar dans des zones très défavorisées » conclut Yves Barbin. L’entitée est d’ailleurs reconnue « Entreprise responsable niveau Excellence » selon le référentiel d’Ecocert.
Aurélie de Varax

Photos DR.

Partie 4 : « La forêt est un levier d’atténuation du climat qu’il faut faire connaitre aux entreprises ». Publié le 19 avril.