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Publié le jeudi 14 décembre 2017 à 14h32min par Aurélie de Varax

La coopérative régionale Arterris mise sur un doublement de la filière céréaliere bio 

Une organisation interne dédiée au bio. C’est l’orientation que prend la coopérative régionale Arterris pour accueillir 260 nouveaux producteurs de céréales bio d’ici 2022. La structure détient 1/6 ème d’AgriBioUnion, le leader de la mise en marché des céréales en bio.

Pour un agriculteur, la conversion au biologique n’est désormais plus l’apanage des audacieux. Le raz de marrée est là et, phénomène récent, les grandes cultures emboitent le pas. « Nous voyons régulièrement de très grosses exploitations se convertir au bio, et ce, en basculant tout leur système de production car la demande du marché est très forte avec des prix rémunérateur et une moindre volatilité sur les prix qu’en conventionnel, » explique Christian Reclus, directeur général adjoint d’Arterris.
 
La coopérative qui fédère plus de 25.000 agriculteurs sur le Grand Sud vient d’annoncer la mise en place d’une organisation interne dédiée au bio pour porter le doublement des grandes cultures céréalières biologiques d’ici quatre ans, soit 500 producteurs et 10% des agriculteurs de la structure. Un référent a été nommé pour conseiller les producteurs bio et les investissements dans les outils de stockage seront augmentés. Il travaillera notamment en lien étroit avec la structure spécialisée dans la commercialisation : Agribio Union. 
 

Agribio Union pour la mise en marché

 
Depuis 1999, Arterris est membres fondateur d’Agribio Union avec cinq autres coopératives régionales. ‘Le développement du bio est fortement lié à la demande du marché, il est donc indispensable de construire des filières issues d’agriculture biologique sur-mesure sans dissocier production et mise en marché", rappelle Christian Reclus. Agribio Union est donc spécialisée dans la collecte, le stockage et la commercialisation des produits issus de la filière bio soit un volume de 46.000 tonnes de denrées actuellement et 120.000 tonnes d’ici quatre ans. La structure pilote cinq plateformes de collecte au moment des moissons, douze silos de collecte stockage des grains et quarante-trois points de distribution d’agrofournitures. Un maillage bien réparti sur le territoire pour assurer le développement de la filière bio régionale. 
 
Côté débouchées, « 60% sont assurées par la filière alimentation animale et 40% alimentation humaine mais la tendance devrait s’inverser dans les années à venir » selon Christian Reclus. Et ceci porté par le développement de céréales comme le soja bio qui trouve de nouvelles débouchées dans la laiterie, les céréales pour la meunerie, les légumes secs riches en protéines comme la lentille ou le pois chiche ainsi que les oléagineux dont le tournesol bio qui trouve de nouveaux débouchés. En 2017, Agribio Union table sur un chiffre d’affaires de 26 millions d’euros et se projette sur 34 millions pour 2018. 
Aurélie de Varax

Photos Arterris.