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Publié le jeudi 10 août 2017 à 18h30min par Aurélie de Varax

L’Aqualink Kiosk de Sunwaterlife vise l’eau potable pour tous

Article diffusé le 19 janvier 2017

Le spécialiste toulousain des systèmes de production d’eau potable Sunwaterlife élargit sa gamme avec l’Aqualink Kiosk, un distributeur automatique d’eau potable. Autonome en énergie, il propose l’eau potable, à bas prix, dans les zones enclavées de la planète.

Imaginez un distributeur d’eau potable au coeur d’un village africain. A partir d’une source d’eau contaminée et de façon autonome grâce à l’énergie solaire, il fournit aux villageois des bonbonnes d’eau de dix litres sans qu’ils aient à parcourir des kilomètres. Un service assuré via une carte prépayée ou contre une somme modique. Cette innovation proposée par le toulousain Sunwaterlife s’appelle l’Aqualink Kiosk. Elle sera installée dans un quartier d’Abidjan fin février puis dans d’autres villes et villages de Côte d’Ivoire, du Niger et du Burkina Fasso, fort de la levée de fonds de 220.000 euros que vient de clôturer l’entreprise.

Depuis deux ans, Hervé Le Berre et Christian Camperi-Ginestet font le pari de l’innovation technologique au service de l’eau pour tous. « Avec la création de Sunwatrelife, nous voulons rendre l’eau potable accessible. Nos valises mobiles autonomes en énergies équipées d’un système de purification de l’eau sont déjà commercialisées en Afrique, en Asie du sud-Est et aux Caraïbes. Nous élargissons aujourd’hui la gamme avec le Kiosk, un produit adapté à l’environnement urbain. Il va permettre d’accéder, à bas prix, à une eau potable, en bouteille ou en fontaine », explique Hervé Le Berre. Depuis Abidjan, il finalise cette semaine les dossiers d’autorisation pour lancer la première installation du container. Pour les opérateurs locaux, le Kiosk pourrait répond aussi à l’enjeu sanitaire de la vente d’eau en sachet à la potabilité souvent douteuse.

S’adapter aux contraintes du marché

A partir d’une source d’eau contaminée, le Kiosk peut fournir de l’eau potable en grande quantité (jusqu’à 2,5m3/heure) grâce à deux membranes d’ultrafiltration qui filtrent virus et bactéries. Plusieurs modèles de développement et de fonctionnement ont été élaborés pour s’adapter aux contraintes du marché. Dans un premier temps, Sunwaterlife prévoit d’être opérateur économique local en exploitant ses Kiosks. « Nous allons acheter l’eau non potable ou nous raccorder à un forrage ou puits et vendre cette eau à un prix attractif, »précise Hervé Le Berre. A Abidjan, le prix définit est cinq fois moins cher que celui d’une bouteille d’1,5 litres. Des contacts sont également en cours avec des bailleurs de fonds pour distribuer des cartes prépayés. Dans un second temps, le Kiosk sera proposé à des investisseurs privés. « Nous nous adressons aussi aux entrepreneurs sociaux qui, avec l’appui du micro-crédit, pourront se doter de l’appareil et l’exploiter » ajoute l’entrepreneur.

D’ici deux ans, l’entreprise prévoit l’exploitation d’une dizaine de Kiosks fabriqués dans les ateliers de l’entreprise à Toulouse. Pour 2017, elle table sur un million d’euros de chiffre d’affaires dont 60% sur cette nouvelle activité. L’équipe devrait passer rapidement de trois à cinq salariés.
Aurélie de Varax

Photo : l’Aqualink Kiosk de Sunwaterlife. Photo DR

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