ToulÉco Green

Publié le mercredi 31 octobre 2012 à 17h00min par Virginie Mailles Viard

Exclusif. A Toulouse, Motorola choisit Négril et Cafeco pour des pauses café durables

Article diffusé dans l’édition du 18 octobre - Cette semaine, retrouvez le Best of ToulÉco Green avec les meilleurs articles diffusés depuis la rentrée

Dès le mois de novembre, les salariés de Motorola Toulouse carbureront au café fraîchement moulu. Celui du torréfacteur toulousain, Négril. Des nouvelles machines à café de Cafeco, installée à Plaisance-du-Touch, jusqu’au café bio torréfié par une entreprise familiale locale, Motorola fait jouer le circuit court. Et jette moins de (...)
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Tout a commencé par une histoire de gobelets : à raison de 3 cafés par personne et par jour, les 180 salariés toulousains de Motorola jettent 70.000 gobelets par an. Une montagne de plastique. « C’est devenu l’ennemi à abattre », explique Florian Jutisz, ingénieur et chargé de mission développement durable. « Nous avons tenté le gobelet lavable, mais les machines à café sont munies d’un bras mobile, il faut suivre le mouvement avec son gobelet. Ce n’était pas pratique. Les salariés se sont démobilisés et sont revenus au gobelet qui tombe de la machine et que l’on jette aussitôt. »

L’attention de Florian Jutisz s’est alors portée sur les machines elles-mêmes : allumées 24h/24h, 7 jours sur 7, soit une consommation de 17000 kW/an. « Si à cela on rajoute le goût du café, il n’en fallait pas plus pour que nous tirions le fil jusqu’au bout. » Avec l’aide du pôle de compétences et d’innovation sociale, Synethic, Motorola décide donc de changer ses machines à café. Et c’est l’entreprise Cafeco, installée à Plaisance-du-Touch près de Toulouse, qui remporte le marché. Cet installateur de parcs machines en entreprises travaille de concert avec le torréfacteur toulousain Négril. Un mariage durable pour Mathieu Sassier, gérant de Caféco. « Il fallait à Motorola des machines adaptées à leur consommation, et à leur volonté de faire baisser le nombre de gobelets. Notre partenariat avec Négril, qui vend du café haut de gamme, est un argument de plus pour passer des grosses machines classiques à du sur-mesure. Et nous récupérons le marc de café. »

Une facture d’électricité divisée par cinq

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Dotées d’un détecteur de gobelets, les nouvelles machines livrent le gobelet à la demande. « On peut soit glisser son gobelet lavable, ou prendre un gobelet automatique, on paye alors deux centimes de plus », précise Florian Jutisz. « Mais nous ne perdons pas au change : le café bio de Negril coûte 10 centimes de moins que le précédent, et nous compostons le marc de café. Nous divisons par cinq notre consommation électrique, puisque ces machines s’arrêtent automatiquement la nuit. »

Du côté de l’entreprise familiale indépendante Négril, on s’apprête à tripler le volume de torréfaction de café bio du Pérou, choisit par les salariés de Motorola. « Nous comptons six cafés bios sur les soixante sortes de cafés que nous torréfions. Notre positionnement de torréfacteur régional local est un critère important pour nos clients. » Les entreprises représentent aujourd’hui 30% du chiffre d’affaires de Négril, ses clients principaux étant les cafés hôteliers. Il y a tout à parier que le couple Cafeco-Négril va renforcer la clientèle d’entrepreneurs du torréfacteur toulousain.

Virginie Mailles Viard

Sur les photos : Thierry Amiel, dirigeant de Négril, en visite en République Dominicaine, et Florian Jutisz, chargé de mission développement durable chez Motorola Toulouse. Crédits : DR.