ToulÉco Green

Publié le mercredi 23 octobre 2013 à 21h25min par Aurélie de Varax

Ecocert, le leader de la certification bio, à l’assaut des cantines

En octobre, Ecocert met les bouchées triples. Après le rachat de deux entités du groupe IMO et l’inauguration de son siège à énergie positive, le groupe gersois lance un label pour valoriser les cantines bio.

Pas d’économie sans écologie et réciproquement. Pour Ecocert, leader mondial de la certification biologique, le soutien du bio passe par la restauration collective et ses 3 milliards de repas distribués par an. Le certificateur vient de lancer le label En cuisine pour accompagner les cantines vers plus de local, de bio et de santé. En effet, l’équilibre nutritionnel des menus ainsi que la valorisation du « fait maison » et la limitation des additifs font partie des critères du nouveau label, au même titre que l’approvisionnement bio et local. « C’est une réponse à une demande des parents et des professionnels », a déclaré William Vidal, président d’Ecocert.

Alors que plus d’un restaurant collectif sur deux déclare proposer des produits bio et que 75 % des parents d’élèves souhaitent que leurs enfants puissent manger bio à l’école [1], le label En cuisine entend valoriser les démarches des professionnels et créer de l’émulation entre eux. « 10 à 20% de bio, c’est le premier niveau du label et ce n’est pas rien », explique William Vidal. « Sur les 73.000 structures de restauration collective en France, nous espérons en sensibiliser quelques unes pour ensuite les tirer vers l’excellence ».

Le troisième niveau du label met en effet le cap sur 50% de produits bio et plus de dix produits locaux par mois. A Toulouse, le restaurant d’entreprise de la Banque de France vient de recevoir le précieux graal. Et la palme d’or revient aux cantines scolaires de la ville de Pamiers (Ariège) bientôt labellisées au niveau trois. Le surcoût, environ 0,50 euro par repas, est pris en charge par la municipalité.

L’irrésistible ascension du groupe gersois

Ce nouveau label intervient dans une actualité riche pour le leader gersois. Le groupe vient d’annoncer le rachat de deux entités du certificateur suisse IMO (Institut de Marketekology), de quoi renforcer ses positions à l’international. C’est une première étape vers un rapprochement des activités d’Ecocert et IMO. « Nous avons une culture et des valeurs communes puisque les deux groupes se sont construits sur la même vision d’une économie à vocation écologique. Nos synergies sont nombreuses : IMO a développé des référentiels complémentaires à nos activités sur l’aquaculture et le textile et ils sont plus présents en Amérique Latine », souligne William Vidal. Les deux acteurs conserveront leurs propres marques. Du côté des systèmes de certification concurrents, comme sur le commerce équitable, un travail d’harmonisation était déjà en cours depuis plus d’un an.

Energie positive

L’avenir se présente donc sous les meilleurs augures pour la pépite gersoise qui vient d’inaugurer son nouveau siège à L’Isle-Jourdain, un bâtiment à énergie positive unique en Europe. Erigé par des entreprises de la région avec des matériaux biosourcés et locaux, l’édifice produit plus d’énergie qu’il n’en consomme, et deux fois moins qu’un bâtiment classique. Le tout pour le même budget. « Une sorte de bâtiment parfait qui montre que les solutions existent pour bâtir une économie positive », a déclaré William Vidal.
Aurélie de Varax

Crédits photo : Ecocert

Ecocert en chiffres

Fondée en 1991, Ecocert s’appuie sur 550 collaborateurs et un réseau de 23 filiales intervenant dans plus de 80 pays. Son chiffre d’affaires s’élevait à 31,5 millions d’euros en 2012, dont 75% sur la certification AB.

Notes

[1Agence Bio, chiffres 2013

1 Commentaire

Répondre à cet article