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Publié le vendredi 10 avril 2015 à 08h20min par Aurélie de Varax

Easytri s’attaque à la filière des biodéchets

Après l’ouverture d’une franchise à Brive, Easytri choisit de diversifier son activité. Le spécialiste de la gestion des déchets d’entreprise s’associe à Cler Verts pour accompagner les 
entreprises de restauration et les épiceries dans la valorisation de leurs biodéchets.

Passer des déchets de bureaux au biodéchets des cuisines collectives, est-ce une révolution pour Easytri ? Selon Sandrine Queyroi, c’est plutôt « une opportunité de dupliquer une méthodologie aguérrie, sur un nouveau marché ». La gérante de la société toulousaine spécialiste des déchets d’entreprise, créée en 2009, suivait la législation sur le seuil d’obligation de trier et valoriser les biodéchets depuis longtemps. « Je savais que les quotas diminueraient ». Depuis janvier, le seuil d’obligation de tri est à vingt tonnes par an. Le marché toulousain est important puisqu’il concerne tous les restaurants collectifs d’environ 350 couverts par jour mais aussi les épiceries de 1000 m2.

Fort d’un partenariat avec l’usine de compostage et de méthanisation lauragaise Cler Verts, l’éco-entreprise se lance à l’assaut des biodéchets sans modification majeure de ses moyens matériels. « Seuls changent les contenants avec des bacs roulants, hygiéniques, nettoyés régulièrement ainsi que la fréquence des collectes une à deux fois par semaine. » Ensuite l’expert du recyclage de déchets organiques et biodéchets Cler Verts intervient pour effectuer la valorisation. « Ils n’avaient pas cette proximité avec le marché toulousain. Nous sommes donc complémentaires, » se réjouit Sandrine Queyroi.

« 10% de chiffre d’affaires complémentaire en 2015 »

Après l’ouverture d’une première franchise à Brive en Corrèze, c’est sur la diversification d’activité que mise Easytri aujourd’hui. Selon Sandrine Queyroi le nouveau marché des biodéchets devrait générer 10% de chiffre d’affaires complémentaire pour cette année. En complément donc d’une croissance prévue de 20% pour 2015. Une personne a été embauchée sur l’activité biodéchets et deux nouveaux recrutements sont en vue pour 2015. « La législation prévoit un seuil à dix tonnes par an en 2016. C’est cent repas par jour. Potentiellement nous avons 1000 à 2000 contacts à prospecter. » Pour un établissement moyen à 350 repas par jour, le coût mensuel de la prestation Easytri est estimé entre 80 et 150 euros.

Outre la collecte et la valorisation des biodéchets, les entreprises clientes bénéficieront des label « Eco Resto » ou « Eco Distri » développés par Cler Verts ainsi que d’outils pour valoriser leur engagement comme le suivi statistique en ligne sur l’impact environnemental et le bilan carbone. En 2014, Easytri a généré 410.000 euros de chiffre d’affaires.
Aurélie de Varax

Sur la photo : Sandrine Queyroi, gérante de Easytri. Photo Easytri.