ToulÉco Green

Publié le jeudi 25 août 2016 à 16h32min par Aurélie de Varax

Dix crèches engagées dans la démarche Ecolo crèche en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées

Article diffusé le 10 mars

A l’occasion de son Tour de France, Claire Grolleau Escriva présentait à Toulouse mardi 15 mars Ecolo crèche, le premier label développement durable dédié à la petite enfance. La région compte dix crèches en cours de labellisation dont huit en Haute-Garonne.

Cela fait un an et demi que la crèche Les Moussailons, à l’Union, est entrée dans la démarche de labellisation Ecolo-crèche, le premier label développement durable dédié à la petite enfance. Cette démarche globale adoptée aujourd’hui par dix crèche sur la région, vise l’amélioration de la qualité de vie des enfants, la réduction de l’impact environnemental de la crèche tout en restant dans des budgets maitrisés voir réduits.

Lancée en 2008 à Marseille par l’éco-toxicologue Claire Grolleau-Escriva, le réseau national compte aujourd’hui 198 crèches engagées dans cette démarche d’amélioration continue, en majorité privées ou associatives. « Les crèches candidates sont formées à la démarche. Ensuite elle font l’objet d’un diagnostic initial organisés autour de huit thématiques : entretien, alimentation, ameublement, gestion des déchets, énergies, bâtiment, outils de communication, activités écologiques et ludiques. Un nouveau diagnostic est effectué deux à trois ans après par un comité d’expert. Pour être labellisées, elles doivent avoir progressé dans au moins trois domaines, » précise Claire Grolleau-Escriva.

Priorité à la chasse aux biocides, pesticides, résidus chimiques

A la crèche Les Moussaillons, qui fait partie des cinq crèches du réseau l’Envol, les actions majeures concernent les activités écologiques, les économies d’énergie et d’eau et les achats responsables. « Nous menons des activités de décoration de l’espace uniquement à partir de matériaux recyclés. Des bidons de nos produits d’entretien ont été transformés en mangeoires à oieseaux pour le jardin. Nous essayons d’économiser l’énergie et l’eau et favorisons les achats de jouets en bois issus de forêts durables, » détaille Cécile Boucaud, la directrice de la crèche. Le réseau de crèche l’Envol a d’ailleurs lancé une réflexion autour des achats de produits d’entretien écologiques et lancé des appels d’offre pour inclure davantage de produits bio dans les repas.

Pour l’association, la solution réside dans la sobriété. Selon Claire Grolleau-Escriva, « pour baisser le nombre de molécules indésirables dans une crèche, il faut repartir sur des produits de base qui contiennent souvent moins de molécules. Choisir par exemple un savon de Marseille basique sans parfum, ni colorant. Cela rime avec écologie et économie ». La chasse est donc lancée aux biocides dans les produits d’entretiens, aux pesticides et additifs dans l’alimentation, aux résidus chimiques sur le mobilier et les jouets. Moins de substances nocives et des pratiques d’aération rigoureuses. Pour un résultat certain. « Nous observons une baisse des épidémies et des maladies respiratoires et une baisse de l’absentéisme jusqu’à 60%. En un an, les économies d’énergie peuvent atteindre 50%. » A l’occasion de son passage à Toulouse la président d’Ecolo crèche rencontrait également la direction petite enfance à la Mairie de Toulouse. « Nous voulons toucher les politiques publiques pour que tout le monde puisse profiter des expériences Ecolo crèche. »
Aurélie de Varax