ToulÉco Green

Publié le jeudi 3 novembre 2016 à 10h10min par Agnès Fremiot

Depuis Toulouse, Hopaal veut sauver le monde avec ses tee-shirts

La marque toulousaine Hopaal propose des tee-shirts réalisés à 100% à partir de matières recyclées. Son lancement a été facilité par la réussite de sa campagne de crowdfunding .

Deux jeunes toulousains, encore étudiants à TBS, ont créé Hopaal, une marque de vêtements, qui ambitionne tout simplement de « sauver le monde en s’habillant ». Derrière ce slogan vendeur se cache un projet très sérieux et novateur. Comme l’explique Clément Maulavé, le cocréateur du projet : « pour fabriquer un tee-shirt, entre la culture du coton et sa confection, il faut en moyenne 2700 litres d’eau ». La solution choisie par la marque est, elle, basée sur le 100% recyclé. « Nous récupérons les chutes de production en coton bio et nous les broyons avec des bouteilles en plastique usagées afin de ramener l’ensemble à l’état de fibres solides et à nouveau tissables, qui sont utilisées pour réaliser nos vêtements. » Ainsi, un tee-shirt Hopaal ne nécessite que quarante litres d’eau pour être confectionné.

Cette technique, le jeune chef d’entreprise l’a découverte lors de son année césure à Annecy, où il étudiait la conception de textiles techniques. « J’ai réalisé ensuite mon stage dans une usine indienne dans laquelle j’ai appris énormément de choses sur la confection. » Ce projet éthique ne se limite pas au développement durable. 10% des revenus générés par la vente des tee-shirts sont également destinés à une association. « L’objectif était de redistribuer un maximum, quitte à souffrir un peu pour la rentabilité », s’amuse le jeune homme.

Une première production financée par le crowdfunding

Après avoir réalisé un premier prototype, pour lancer leur projet, les deux entrepreneurs ont mis en place une campagne de financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank. Leur projet a alors pris un tour inattendu. Remarqué par une page Facebook Mr Mondialisation qui met notamment en avant des initiatives sur l’environnement, et qui compte de nombreux abonnés, ils ont explosé leurs objectifs de départ. « Nous avons même dû interrompre notre campagne afin de trouver une solution pour satisfaire toutes les demandes. » Avec plus de 20.000 euros récoltés par le biais du crowdfunding, les deux entrepreneurs ont honoré leurs premières commandes et lancé leur site en septembre.

Leurs vêtements sont fabriqués à 100% en Inde. Une usine se charge de produire le fil et une autre s’occupe de la conception. Clément Maulavé balaie les idées reçues sur la production dans le pays. Il est allé sur place pour s’assurer que tout était fait dans les règles. « L’usine qui produit le fil est 100% green et mène même une politique zéro déchet. C’est le cas de beaucoup d’entreprises là-bas. Nous souhaitons être transparents de bout en bout. » Il s’est également assuré que la qualité de conditions de travail des salariés. A l’avenir, Hopaal n’entend pas en rester là. De nouvelles lignes de vêtements - des sweat-shirts, des pantalons ou des casquettes – devraient voir le jour sur les mêmes principes.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Clément Maulavé, l’un des deux deux créateurs de la marque Hopaal devant des chutes de production de coton bio . Crédit photo : DR

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