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Publié le jeudi 16 mai 2019 à 18h08min par Coralie Pierre

Depuis Montpellier, Konenga partage les campagnes de communication recyclable

Recycler les campagnes de communication à usage unique, c’est le pari de la société montpelliéraine Konenga, créée fin 2018. L’objectif est de permettre aux collectivités disposant de moyens modestes de faire de la sensibilisation sur des sujets transversaux.

Casser les codes de la communication, c’est le pari de Konenga. « Il y a beaucoup de gâchis en communication de sensibilisation, tri des déchets, l’égalité homme-femme, la lutte contre les discriminations par exemple, alors que les plus petites structures n’ont pas les moyens de communiquer », constate Élodie Foujols, l’une des cofondatrices.

« Les agences de communication proposent à leurs clients plusieurs idées dont une seule est retenue. Elles peuvent mettre ces autres propositions qui finiraient à la poubelle, à disposition des petits budgets, via notre plateforme. Quant aux clients qui ont utilisé une campagne, nous leur proposons de la céder à ceux qui pourraient en avoir besoin », ajoute Elodie Foujols. Un partage compensé sous forme de crédit. « Elle pourra ensuite utiliser une autre campagne ». L’intérêt est double : démultiplier l’impact du message, mais aussi alimenter l’indicateur RSE de l’entreprise qui partage.

Campagne test

C’est l’agence de communication Patte Blanche, associée à Konenga, qui la première a testé le partage de campagne. Une campagne commandée par la communauté de communes du Pont du Gard destinée à sauver les commerces locaux à ainsi été partagée gratuitement et téléchargée soixante-dix fois. « Nous avons ensuite réalisé une étude de marché et lancé la plateforme fin 2018 avec déjà une dizaine de campagnes disponibles », précise la cofondatrice. Les collectivités peuvent aussi commander une campagne en coûts partagés. Konenga compte déjà trois agences de communication partenaires et travaille avec plusieurs agglomérations ou encore le syndicat Civom en région PACA.

« Nous avons aussi des grands comptes comme RoyalCanin, Fnac-Darty, la fondation Chanel, etc. ». La nouvelle société table ainsi sur 80.000 euros de chiffre d’affaires la première année puis 800.000 euros d’ici trois ans. « Il faut que l’idée de créer en s’affranchissant des droits de la propriété intellectuelle fasse son chemin ». Dès la fin de l’année, Konenga envisage de recruter un chef de projet RSE, un graphiste développeur et un community manager.
Coralie Pierre

Sur la photo : Elodie Foujols et Julian Quero, deux des quatre cofondateurs de Konenga. Crédits : DR