ToulÉco Green

Publié le vendredi 18 mai 2018 à 13h51min par Aurélie de Varax

Depuis Montpellier, Engie Green affiche ses fortes ambitions sur l’éolien et le solaire

Engie Green, filiale du Groupe Engie, emploie 400 personnes dont près de la moitié à Montpellier. Exploitant 2300 mégawatts en France, l’opérateur revendique une place de leader et a 3000 mégawatts de projets en développement. Dont une ferme pilote d’éoliennes flottantes dans le Golfe du (...)

« Sur un marché éclaté entre de nombreux opérateurs, Engie Green est leader, avec 15 % de l’éolien et 12 % du solaire en France », revendique Jean-Claude Perdigues, directeur général depuis avril. Depuis Montpellier, siège social d’Engie Green, il a présenté le 15 mai, les ambitions de l’opérateur, filiale à 100 % du groupe Engie.

Engie Green résulte de l’intégration fin 2017 d’Engie Green, de La Compagnie du Vent (Montpelliérain auteur du premier parc éolien français à Port-la-Nouvelle en 1993) et des activités développement, exploitation et maintenance de Solairedirect en France. Près de 200 des 400 salariés travaillent à Montpellier, les autres sont répartis dans seize agences. Fin 2017, Engie Green avance 1 333 mégawatts éoliens installés et exploités, via 91 parcs et 701 éoliennes dans neuf régions (plus neuf parcs et 86,6 mégawatts exploités pour des tiers) et 101 centrales solaires (862 mégawatts crêtes). L’énergie produite équivaut à la consommation électrique de 1,7 million de foyers français.

De fortes ambitions régionales

L’Occitanie apporte sa pierre avec huit parcs éoliens (105 mégawatts) et 12 fermes solaires (78,7 mégawatts crêtes). Si 37 mégawatts éolien et solaire seront mis en service en 2018, 74 mégawatts sont en instruction et 150 en développement. « Il y a beaucoup de grain à moudre dans la région. En France, nous avons 3 000 MW en développement », annonce Jean-Claude Perdigues. Avec une moyenne de 1 million d’euros par mégawatt, le calcul de l’investissement est facile… Si la dynamique dépend des appels d’offres de l’État et de l’acceptation des projets, l’objectif est d’atteindre 4150 mégawatts en 2021. L’emploi croîtra « de manière significative. Nous avons des besoins dans tous les métiers : ingénieurs d’études, de développement, maintenance. »

Engie Green s’est aussi embarqué dans les énergies marines renouvelables : il fait partie du consortium [1] retenu par l’État pour une ferme-pilote de 4 éoliennes (24 mégawatts) qui flotteront fin 2021 au large de Leucate-Le Barcarès. Eiffage fabriquera à Fos-sur-Mer les flotteurs, qui seront transportés jusqu’à Port-la-Nouvelle où ils seront assemblés avec les éoliennes puis acheminés en mer. Cette phase emploiera 100 à 150 personnes, la maintenance une vingtaine maximum. « Au-delà des fermes pilotes, le potentiel en mer est gigantesque, assure Jean-Claude Perdigues. Nous parlons de parcs de 500 mégawatts. »
Sylvie Brouillet

Photo de Une : La centrale solaire de Tréviols à Lodève (Hérault), mise en service en février 2018, participe au programme « Base 9 » de 9 systèmes expérimentaux de stockage par batteries (SSB) sur neuf centrales dans le Sud de la France. DR : Engie Green.
De gauche à droite sur la photo 2 : l’équipe de direction d’Engie Green : Gilles Leandro, Jérôme Loriot, Jean-Claude Perdigues, Dominique Moniot et Philippe Alexandre. DR : SB.

Notes

[1avec le Portugais EDP Renewables, la Caisse des Dépôts, Principle Power et GE.