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Publié le jeudi 2 avril 2015 à 21h00min par Aurélie de Varax

Dardenne, le maître chocolatier des « sans »

Marque reconnue depuis 1897, Chocolat Dardenne voit ses résultats progresser en continu. Une réussite qui se conjugue avec créativité et éthique pour une gamme associée aux régimes, mais aussi au plaisir de la dégustation.

La chocolaterie Dardenne, créée il y a un plus d’un siècle à Salles et Pratviel, en Haute-Garonne près de Luchon où elle et toujours implantée, compte parmi les quelques-unes en France à fabriquer elle-même son chocolat. A partir de fèves de cacao broyées qui lui parviennent depuis la République dominicaine. Une centaine de tonnes issues de l’agriculture biologique et équitable garantissent la qualité du produit fini mais aussi l’éthique de la maison. De même, le sucre de canne blond arrive du Paraguay. Pour des résultats en progression à deux chiffres depuis 2002, année du rachat de l’entreprise par Alain et Marie-Hélène Peyrouton.

En septembre dernier, à la clôture de l’exercice, le chiffre d’affaires de Chocomapt, la société qui porte la chocolaterie, s’établissait à 2,4 millions d’euros, en hausse de 27%. « L’investissement de départ est largement rentabilisé », souligne Marie-Hélène Peyrouton. De quoi investir dans l’avenir désormais et continuer d’étoffer le nombre de salariés permanents – 18 actuellement et une dizaine de collaborateurs qui viennent en renfort de septembre à décembre, période d’intense activité. Ce sont ces saisonniers que la chocolaterie Dardenne intègre peu à peu. En déployant sa gamme de 90 références sur des niches qui font la notoriété de la marque Chocolat Dardenne depuis l’origine. Sans gluten (NDLR : une unité de production est entièrement dédiée à cette gamme), sans sucre, sans protéine animale etc.

Une chocolaterie spécialiste du « sans »

Le tout distribué dans le circuit bio, en pharmacie –Ludovic Dardenne, le fondateur de l’entreprise était pharmacien – épicerie fine et via des grossistes. La politique des repreneurs, qui veulent mettre en avant qu’ils sont « maître chocolatier », consiste « à conserver l’antériorité historique et le sérieux de la maison tout en ayant toujours une idée d’avance », explique Marie-Hélène Peyrouton. La création les occupe donc particulièrement. Ce qui leur permet de développer leur gamme et les préserve des aléas du marché : « Aujourd’hui notre gamme de chocolats et confiserie est suffisamment vaste pour qu’on puisse se retourner en cas de crise importante », raconte Marie-Hélène Peyrouton. « Si le marché du bio devait s’effondrer, nous avons toujours le sans gluten ou le sans sucre etc. », poursuit-elle.

Car selon elle « la crise se fait sentir », et c’est grâce au positionnement qualitatif de leurs produits qu’ils peuvent continuer à développer leur activité. Et faire la différence. Si la chocolaterie Dardenne exporte à la demande, notamment en Belgique et en Suisse…, elle va se frotter pour la première fois au grand public. Lors du premier salon des produits « sans » à Montpellier les 18 et 19 avril prochain. Une nouvelle expérience pour de nouvelles perspectives ?
Nathalie Malaterre