ToulÉco Green

Publié le jeudi 9 juillet 2015 à 17h32min par Aurélie de Varax

Cop 21 : le Climate Change Challenge (C3) entre en phase deux

Du rêve à la réalité. Le C3 (Climate Change Challenge) est entré en phase deux, le 7 juillet, à La Cantine de Toulouse. Objectif : au chevet du climat, traduire les rêves partagés en une vingtaine de défis à relever.

Après l’émergence des rêves partagés face au changement climatique, retour vers le réel. La seconde phase du Climate Change Challenge (C3) a réuni une cinquantaine de personnes d’horizons divers à La Cantine numérique de Toulouse, le 7 juillet dernier, pour travailler sur le « comment » : la clarification des défis à relever contre les effets du changement climatique. Comment favoriser l’agriculture biologique ? Comment rendre compréhensibles toutes les données ? Comment développer un modèle macro-économique à partir de l’économie circulaire ? Comment rendre le changement climatique ludique ? Comment s’adapter aux nouveaux risques sanitaires liés au changement climatique ? Au total, treize défis ont été disséqués par les participants dans une dynamique d’innovation ouverte avec l’appui actif des partenaires du challenge : la Mêlée numérique, Météo France, l’IGN, le Cnes, Etalab et le Muséum national d’histoire naturelle.

« Chaque table gérait une thématique accompagnée par l’expertise des partenaires pour alimenter le débat sur l’énoncé des challenges, » détaille Michel Assouline en charge de l’innovation et des partenariat à Météo France. « Nous proposons le même challenge à Paris le 9 juillet et la traduction de l’ensemble des défis sera ensuite publiée sur le site du C3 fin juillet afin de préparer la constitution des équipes qui participeront à l’ultime étape : le marathon de l’innovation du 6 au 8 novembre en synchronie à Lyon, Paris, Nantes et Toulouse, » ajoute Carole Maurage pilote du projet à la Mêlée numérique.

Face aux défis de l’open data

Au final trois projet seront retenus dans chaque ville. Et parmi ces douze projets, les quatre « super lauréats » ainsi qu’un Prix du Jury seront portés à la Cop 21. Quant à l’ensemble des projets lauréats, ils entreront dans des processus d’incubation et seront accompagnés par les expertises et réseaux des partenaires. Dans cette démarche d’innovation ouverte, l’implication des partenaires est inédite face au défi de la vulgarisation de leurs savoir-faire et de leurs données. Elle prouve une prise de conscience de la nécessité d’un élan d’intelligence collaborative au chevet du climat.

Reste à savoir comment le défi de la communication de données remarquables et de la vulgarisation pourra être relevé. « Notre raison d’être est la mise à disposition de données publiques de l’Etat pour favoriser l’innovation », détaille Romain Talès, responsable du recensement des données publiques de la Mission Etalab [1] qui vient de mettre en ligne une rubrique avec les données fournies par les partenaires du C3, comme les projections climatiques issues des travaux de modélisation des experts du GIEC. « Le fait que le C3 ait l’appui de la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie nous donne un levier plus important pour accélérer la mise à disposition de données. Lors du marathon de l’innovation, il faut que les participants aient assez de jeux de données pour pouvoir construire des projets viables. »
Outre le développement de l’entrepreneuriat au chevet du climat, à commencer par l’entrepreneuriat étudiant, le C3 vise la révolution de l’open data. Rendez-vous le 6 novembre.
Aurélie de Varax

Sur la photo : des participants à la phase deux du C3 à la Cantine de Toulouse, le 7 juillet. Photo Kevin Figuier pour ToulÉco Green.

Notes

[1Rattachée au secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, Etalab a mis en ligne en 2011 le portail national www.data.gouv.fr qui permet l’accès à plus de 13.000 informations publiques gratuites et réutilisables.