ToulÉco Green

Publié le jeudi 29 août 2019 à 18h00min par Valérie Ravinet

Cocoon auto : le savoir-vert automobile fait son entrée à Toulouse

article diffusé le 20 juin 2019

Une station d’esthétique automobile a fleuri au coeur de la zone industrielle de Saint-Alban, au nord de Toulouse. Son concept : laver plus vert avec des circuits et des produits durablement pensés.

Réconcilier écologie et économie, tel est le pari que s’est lancé Claude Paris en créant Cocoon Auto, une station de lavage automobile « eco-friendly ». « Si on veut proposer une alternative de choix de société, il faut montrer que c’est possible sur tous les métiers, y compris sur un secteur comme l’automobile », avance le fondateur. Et de le démontrer. D’abord, grâce à une installation technique avant-gardiste : un tunnel de lavage intérieur et extérieur de vingt mètres de long, avec des eaux de lavage et de rinçage utilisées en circuit quasi fermé.

Les eaux sont recyclées grâce à un bassin de phyto-épuration, dont elles ressortent en qualité potable. Les pertes sont complétées grâce à l’eau de pluie récupérée par le toit. En cohérence, tous les produits sont d’origine végétale et/ou biodégradables.
Côté social, c’est l’insertion par l’activité qui est privilégiée grâce à l’agrément Entreprise adaptée. Sur les six salariés employés par la station en effet, trois sont en situation de handicap ou éloignés de l’emploi. Claude Paris et ses équipes les accompagnent dans ces emplois tremplin et préparent avec eux leurs projets professionnels.

Un lieu de lavage travaillé

Au total, Claude Paris a investi 1,2 million d’euros dans la création de cette activité de nettoyage. Il s’est appuyé sur Sinéo, réseau spécialisé dans le nettoyage automobile dont il a été à l’initiative en 2009 et qui emploie aujourd’hui soixante salariés, dont dix-sept en insertion. Son ambition : proposer à ses clients une prestation à la fois éthique d’un point de vue social, compatible avec le respect de l’environnement et de qualité irréprochable. Au final, le coût du lavage est de l’ordre de 5% plus cher que ce que l’on peut trouver chez les autres professionnels. « C’est un coût que les gens sont prêts à payer », estime le dirigeant.
Le cadre complète l’offre : le bâtiment est en construction bois, couplé à une prairie naturelle et avec un jardin en permaculture : l’expérience « bio-esthétique auto » commence avant même de déposer sa voiture.
Jonathan Gaudron, avec Valérie Ravinet

Sur la photo : Claude Paris a investi 1,2 million d’euros dans ce concept de lavage auto durable - Crédit : Jonathan Gaudron - ToulÉco

1 Commentaire

Répondre à cet article