ToulÉco Green

Publié le jeudi 12 septembre 2019 à 17h09min par Armelle Parion

Ceci & Cela, carton plein pour le magasin de vrac toulousain

Créée en 2016, l’enseigne Ceci & Cela possède deux boutiques dans la Ville Rose. Elle propose des produits en très grande majorité bio, souvent locaux, et toujours sans emballage. La fondatrice est à la recherche d’un troisième local.

« Quand j’ai créé la SARL en 2016, il n’existait qu’un seul magasin de vrac à Bordeaux. Nous privilégions les fournisseurs les plus proches. A part le café, le thé, le sucre et les épices, tout le reste est local (environ 50% des produits) ou français », explique Louise Cardona, 28 ans. Le premier magasin Ceci & Cela a ouvert près du Capitole, en mai 2016, le second, situé aux Minimes, en mars 2018. L’ouverture d’une troisième boutique est prévue en 2020, dans un autre quartier de Toulouse ou en périphérie.

Il faut dire que le credo du local, bio et sans emballage, séduit. L’enseigne sélectionne soigneusement ses fournisseurs (au nombre de quatre-vingt), et 90% de ses produits sont certifiés bio. Tout est à minima raisonné (sans pesticides), que ce soit les cosmétiques solides, les féculents et céréales, les biscuits et les bonbons, les fruits et légumes, les fromages et produits frais… Et même quelques plats cuisinés.

Tout ce qu’on trouve dans un supermarché

« Nous faisons le choix éthique de marges réduites car nous travaillons avec de petits producteurs. Nous essayons d’avoir tout ce qu’on peut trouver en supermarché », affirme la jeune chef d’entreprise, qui, après son école de commerce, a souhaité entreprendre « quelque chose qui corresponde à (ses) valeurs ». Des box de produits do it yourself écologiques et des produits ménagers sont également disponibles. Ainsi, Terra Maïr et la Brewlangerie, tous deux toulousains, fournissent du pain bio et au levain naturel. En rayon aussi, des produits de fabrication française et durable, comme des moulins à poivre, des brosses, des livres jeunesse, des râpes à fromage, et un rayon bébé avec des petits pots et des couches lavables.

Rentable depuis six mois

A l’entrée, les consignes sont récupérées pour presque tous les contenants, ainsi que les capsules de bière et les bouchons de liège. Des sachets en papier sont disponibles, mais les clients sont encouragés à venir avec leurs propres sacs en toile.

L’enseigne a atteint son seuil de rentabilité il y a six mois seulement, le vrac demandant beaucoup de manutention, et donc de main d’œuvre. Louise Cardona emploie six salariés permanents pour ses deux boutiques, et compte limiter le développement de l’enseigne à la région toulousaine.

« Au début, nous avions une clientèle très engagée, mais je remarque qu’il y a une prise de conscience plus large et que de nombreuses personnes cherchent à changer leurs habitudes ». Et, cerise sur le gâteau, l’enseigne propose aux clients des ateliers sur la naturopathie, l’hygiène au quotidien ou encore de l’info sur les champs électromagnétiques.
Armelle Parion

Sur la photo : Louise Cardona, fondatrice de Ceci & Cela. Crédits : Valentine Chapuis - ToulÉco