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Publié le jeudi 28 mars 2019 à 17h56min par Nathalie Sanselme

Avec Clean Tech Booster, la vallée du Gard accélère sa transition écologique

Dopé par l’obtention d’un contrat de transition écologique porté un collectif privé public, le territoire situé entre le Pont du Gard et la vallée du Rhône engage son virage vers l’écologie industrielle et se dote d’un accélérateur baptisé Clean Tech Booster.

Troisième du genre en France, et doté d’un budget de 208 millions d’euros , le Contrat de transition écologique (CTE) « CleanTech vallée du Gard » fait office de pionnier. Son « plus » : il récompense ici la force du collectif issu d’un partenariat original entre acteurs publics et privés. Car à la différence des autres CTE, dont l’impulsion a été donnée par les pouvoirs publics, celui-ci a pour origine la volonté du groupe EDF. En avril 2016, l’énergéticien engagé dans une démarche bas carbone décide la fermeture de sa centrale au fuel d’Aramon.

Au-delà de l’avenir du site industriel et de ses 100 salariés – ils seront redéployés au sein du groupe -, EDF élargit sa réflexion à l’échelle de tout un territoire et parvient à embarquer dans cette démarche la communauté de communes du Pont du Gard et la Communauté d’Agglomération du Gard rhodanien, mais aussi Orano, Sanofi, BRL, l’UIMM, Enedis, la Banque populaire, le CEA, et la CCI. Objectif « des onze » : « Réussir la transition écologique, économique et sociale autour de nouveaux modèles, qu’il s’agisse d’accompagner des entreprises du secteur ou de mettre en place des formations adaptées », explique Virginie Monnier-Mangue, déléguée territoriale Occitanie d’EDF.

CleanTech Booster et master

Juste après la signature de ce contrat, ce collectif s’est doté fin janvier d’une structure porteuse : l’association Clean Tech Booster en charge de détecter et de soutenir les projets : développement photovoltaïque, rénovation énergétique, mobilité moins carbonée, énergies renouvelables… Aussitôt, l’association a lancé un accélérateur d’entreprises, le CleanTech Booster, ouvert aux start-up comme aux PME du secteur, d’ici ou d’ailleurs. Celui-ci s’installera au printemps prochain sur le site d’Aramon. « Si les start-up et les PME se rencontrent, les secondes trouveront l’innovation, les premières le partenaire industriel », ajoute la responsable d’EDF. La transition écologique se jouera aussi sur les métiers : un partenariat avec le CEA de Marcoule et Montpellier Management doit donner naissance dès la prochaine rentrée de septembre à un nouveau master.
Nathalie Sanselme

Sur la photo : Dans le cadre du Contrat de transition écologique « CleanTech vallée du Gard », EDF a décidé de fermer sa centrale au fuel d’Aramon. Crédits : DR